Un dernier conseil municipal avant les élections sous tension
Le jeudi 12 février 2026, le dernier conseil municipal de Saint-Jean-de-Védas avant les élections de mars s'est déroulé dans un climat globalement calme, mais avec des moments de vives tensions politiques. Dès le préambule, la conseillère municipale d'opposition Marie-Laure Mougin a sèchement accusé certains de ses collègues d'« alliance de circonstance » pour avoir élu Mireille Passerat de la Chapelle, l'actuelle maire, au détriment de Christophe Van Leynseele. Elle a annoncé dans la foulée la constitution d'un groupe d'opposition, tandis que les autres élus, y compris la maire, sont restés impassibles.
Une adoption massive des points à l'ordre du jour
Passée cette entrée en matière musclée, les élus se sont concentrés sur les sujets à l'ordre du jour, sans allusion à la campagne électorale. Ils ont adopté la quasi-totalité des points sans questions et à l'unanimité. Parmi les décisions prises, on compte plusieurs autorisations d'ester en justice, de nombreux appels publics ou à projet dans le domaine culturel, et divers travaux, notamment pour la gendarmerie, la salle Vendémiaire et la mairie. Des subventions pour des associations ont également été accordées.
Luc Robin, délégué aux finances, a profité de l'occasion pour faire le point sur la situation financière de la commune. Il a indiqué un résultat positif de 2,2 millions d'euros, une trésorerie de 3,5 millions d'euros et une dette de 6 millions d'euros, soit l'équivalent de trois ans de budget. Cependant, il a ajouté une note alarmante : « Nous avons une dette cachée de près de 16 millions d'euros hors programme et projets nouveaux, pour des travaux urgents non réalisés, liés au vieillissement du patrimoine et aux normes à respecter. » Cette révélation a suscité un silence pesant dans la salle.
Des frictions autour des indemnités des élus
Seuls deux points sur trente-deux ont donné lieu à des débats animés. Le premier concernait les indemnités des élus, notamment celles de la maire, du premier adjoint Henri Fontvieille, et des délégués Luc Robin et Arlette Vessiot. Anne Rimbert a demandé à ces élus de « reverser une partie de leurs indemnités à des associations caritatives ». Après des échanges très vifs entre elle et Henri Fontvieille, la proposition a été rejetée à la majorité.
Le chantier du pôle enfance-jeunesse retardé de 5 à 6 mois
Le deuxième point de débat a porté sur le chantier du pôle enfance-jeunesse. Henri Fontvieille a fait adopter un avenant de 3 560 euros, expliquant que « suite à des dégradations commises par une entreprise sur la couverture, la charpente, les menuiseries, la peinture, les cloisons et les revêtements de sols, une procédure juridique doit être engagée ». Il a précisé que, par conséquent, « le chantier prendra au minimum 5 à 6 mois de retard ».
Cette annonce a provoqué la réaction d'Emmanuelle Mysona, qui a déclaré : « On en est à 24 avenants, le budget a explosé et ces nouveaux problèmes démontrent le fiasco financier et technique de la gestion communale des bâtiments. C'est aussi le cas des écoles, où la régulation thermique n'est toujours pas résolue. » Malgré ces critiques, le point a été adopté à l'unanimité.
Ce conseil municipal a ainsi mis en lumière les tensions politiques persistantes et les défis financiers et techniques auxquels fait face la commune de Saint-Jean-de-Védas, avec un impact direct sur des projets clés comme le pôle jeunesse.



