Un nouveau "mur d'images" a été inauguré au centre opérationnel de la gendarmerie, à la caserne Lepic à Montpellier, en présence des maires de quatre communes partenaires : Castelnau-le-Lez, Mauguio-Carnon, La Grande-Motte et Lunel. L'objectif est d'améliorer l'efficacité de la collaboration entre les polices municipales et la gendarmerie nationale.
Un outil de surveillance en temps réel
Ronds-points, parkings, places ou fronts de mer : aucun lieu stratégique n'échappe à ce nouveau dispositif. Grâce aux images fournies en temps réel par les systèmes de vidéoprotection des quatre communes, les gendarmes disposent désormais d'un centre de contrôle plus performant. Ce centre, qui a traité plus de 229 000 appels d'urgence en 2025, constitue un maillon essentiel de la sécurité publique.
Un financement de 100 000 euros
Le dispositif, d'un montant de 100 000 euros, a été financé par l'État et des partenaires privés. Il a été inauguré jeudi 28 mai en présence de la préfète Chantal Mauchet et des maires des quatre communes. Le général Thomas Deprecq, à l'initiative de cette évolution lors de son arrivée en 2023, a souligné : "Ce centre opérationnel qui monte en gamme nous permet d'avoir une plus grande proximité avec les communes et d'être plus proches de la population, afin de mieux répondre aux demandes de nos concitoyens. Il nous permet aussi d'anticiper en cas de situation de crise et d'être plus forts sur le terrain."
Un partenariat renforcé avec les polices municipales
Le général Deprecq a insisté sur l'importance du travail commun avec les polices municipales : "Nous avons besoin d'être partenaires et de nous appuyer les uns les autres." La sécurité est un enjeu majeur pour les maires, qui mettent à disposition de la gendarmerie les images de leurs caméras urbaines. Le maire de La Grande-Motte, Stéphan Rossignol, a rappelé : "Nous avons été les premiers, en 2000, à signer une convention de coproduction de sécurité avec la gendarmerie nationale. Notre centre de supervision urbaine, qui fonctionne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, est particulièrement performant."
Réactivité et coordination maximales
Le capitaine Cyril Gauthier, coordinateur du projet, a expliqué : "Le flux d'images est une aide à la décision. Avoir un visuel sur une situation permet de confirmer les informations qui nous parviennent et d'engager les bons moyens rapidement." Braquages, individus menaçants retranchés, refus d'obtempérer : autant de situations nécessitant une grande réactivité et une coordination maximale avec les policiers municipaux.
La préfète a évoqué l'approche de "la saison estivale qui va être très sollicitante". Les images à disposition des gendarmes permettent également de déjouer les fausses alertes qui arrivent régulièrement au "17". Enfin, l'installation peut recevoir des images réalisées par hélicoptère ou par drone lors d'opérations spécifiques.



