Un conseil municipal marqué par l'organisation et la rémunération des élus
La séance du Conseil municipal du mardi 7 avril a été un moment clé de la nouvelle mandature, centrée sur la répartition des délégations entre adjoints et conseillers ainsi que sur des débats animés concernant l'enveloppe indemnitaire globale. Comme à chaque début de mandat, il est essentiel d'organiser les responsabilités au sein des différentes commissions et de déterminer les indemnités des élus, ce qui a constitué le cœur des discussions de cette réunion.
La création de huit commissions municipales permanentes
Les élus ont officiellement voté pour la mise en place de huit commissions municipales permanentes, structurant ainsi le travail de l'équipe municipale. Ces commissions couvrent des domaines variés et essentiels pour la vie locale :
- Finances
- Environnement et cadre de vie
- Enfance, jeunesse et vie scolaire
- Voirie, sécurité routière, bâtiments et espaces publics
- Affaires sociales, artisanat, commerce et tourisme
- Vie associative, sportive et culturelle
- Urbanisme, aménagement du territoire, littoral et marais
Si la majorité des adjoints et conseillers de l'équipe précédente ont été reconduits, les deux groupes d'opposition ont exprimé leur volonté de participer activement, en s'appuyant sur les expériences professionnelles de chacun pour enrichir les débats. Après la désignation des délégués au sein des différents syndicats, l'attention s'est portée sur la question sensible des indemnités.
Un débat animé sur les indemnités des élus
L'enveloppe indemnitaire globale, laissée à l'appréciation des élus après proposition du maire, a suscité des échanges tendus. Dominique Rabelle, maire de la commune, a défendu l'idée que « les élus doivent bénéficier d'une rémunération à hauteur de leur engagement ». Elle a elle-même renoncé à une indemnité correspondant à 58,30 % du taux maximal de l'IBT de l'échelle indiciaire de la Fonction publique, optant pour un taux de 40 %, majoré de 50 % en raison du statut de station de tourisme de la commune.
Les autres élus ont vu leurs indemnités fixées comme suit : le premier adjoint à un taux de 23,32 % pour compenser la perte de salaire liée à ses missions, les six autres adjoints à 20 %, et les six conseillers délégués à 6 %. Au total, cela représente un montant brut mensuel de 12 782,86 €.
Au nom du groupe d'opposition Bon cap pour Saint-Georges, le conseiller Kilian Renaud a tenté de présenter un amendement visant à réduire l'enveloppe globale des indemnités, arguant d'une « forte progression des indemnités » démontrée par un tableau. Cependant, cet amendement a été refusé, soulignant les tensions entre majorité et opposition sur cette question économique.
Ce conseil municipal illustre ainsi les défis de la gouvernance locale, entre organisation des compétences et équilibre financier, dans un contexte où la transparence et la justification des dépenses publiques sont de plus en plus scrutées par les citoyens.



