Montpellier : le maire renonce à une hausse de 25% des indemnités des élus mais suscite des critiques
Montpellier : le maire renonce à la hausse des indemnités des élus

Montpellier : le maire renonce à une hausse de 25% des indemnités des élus

Le mercredi 8 avril 2026, le conseil municipal de Montpellier a débattu du montant des indemnités des élus. Le maire Michaël Delafosse a décidé de ne pas profiter d'une hausse possible de 25% autorisée par le nouveau statut de station touristique obtenu durant le précédent mandat. Cependant, cette décision n'a pas échappé aux vives critiques des groupes d'opposition, qui ont voté contre la délibération.

Une enveloppe annuelle de 1,3 million d'euros

Michaël Delafosse a rappelé qu'il renonçait également au taux maximum auquel il pourrait prétendre. Son indemnité de maire s'élève ainsi à 3 493 euros brut. Les 26 adjoints perçoivent 2 529 euros, les conseillers délégués 1 465 euros et les conseillers municipaux 308 euros. Cela représente une enveloppe totale de 1,3 million d'euros par an. La délibération indique que le volume cumulé (maire, adjoints, conseillers délégués) reste de 5% inférieur à l'enveloppe théorique globale autorisée par les plafonds légaux.

L'opposition dénonce l'absence de baisse et des indemnités élevées

Les élus d'opposition, notamment Nathalie Oziol et Salim Jawhari, ont regretté que le maire ne réduise pas ces indemnités de 5%, comme il l'avait fait en 2020. Alenka Doulain a souligné qu'avec son indemnité de président de la Métropole, Michaël Delafosse ferait partie des 1% les plus riches du territoire, ce qui représente une déconnexion assurée des réalités des habitants. Manu Reynaud a dénoncé la démagogie pas chère dans les TikTok face à cet exercice imposé en début de mandat.

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En réponse, le maire a rappelé que les élus d'opposition perçoivent également des indemnités, notamment 1 100 euros net au conseil métropolitain, ce qui permet d'assurer l'exercice démocratique. Il s'est engagé à rendre publiques ses feuilles et a pointé du doigt Nathalie Oziol, qui cumule des indemnités de parlementaire (5 200 euros), de conseillère municipale d'opposition (320 euros) et à la Métropole (1 100 euros).

Des pénalités pour absentéisme et un vote divisé

Contrairement aux pratiques antérieures, des pénalités seront désormais appliquées en cas d'absentéisme au conseil municipal, sauf les cas prévus au règlement intérieur, a précisé Michaël Delafosse. La délibération a été adoptée à l'unanimité, mais avec 16 voix contre. Le maire a glissé avec ironie : Sans renoncer à ses indemnités.

Cette décision intervient dans un contexte où les indemnités des élus locaux font régulièrement débat, entre nécessité de rémunérer le travail politique et exigences de transparence et d'équité envers les citoyens.

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