Un geste politique rare au Creusot : le maire renonce à son indemnité
C’est une décision peu commune dans le paysage politique français. Charles Landre, maire divers droite du Creusot en Saône-et-Loire, a officiellement annoncé renoncer à son indemnité de fonction. Pourtant, l’édile aurait pu légalement percevoir jusqu’à 5.630 euros brut mensuels pour son mandat.
Un signal fort pour créer un électrochoc
« Je voulais envoyer un signal fort, créer un électrochoc », explique Charles Landre, qui dirige par ailleurs une entreprise et exerce une activité de conseil. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses positions passées : lors de son précédent mandat, il s’était déjà opposé à certaines dépenses municipales jugées excessives.
Des réductions d’indemnités pour toute l’équipe municipale
Dans le même temps, le maire a procédé à une révision à la baisse des indemnités de son équipe. Les indemnités de ses adjoints ont été fixées à 945,42 euros brut, contre plus de 1.100 euros auparavant. Les autres élus de la majorité toucheront désormais environ 411 euros.
L’objectif affiché est de mieux répartir les responsabilités au sein de la municipalité. « Je veux que tous les membres de ma majorité soient pleinement impliqués dans l’action municipale », plaide Charles Landre.
Des économies substantielles et une promesse de transparence totale
Le nouveau maire assure également vouloir réaliser des économies pour la commune. Il estime que le report et la réorganisation des indemnités permettront d’épargner environ 110.000 euros sur la durée du mandat.
Enfin, Charles Landre promet « une transparence totale sur toutes les notes de frais », renforçant ainsi son engagement en faveur d’une gestion municipale rigoureuse et exemplaire.



