La difficile répartition des vice-présidences dans l'intercommunalité Lodévois Larzac
La question de la place de Lodève dans le nouvel exécutif intercommunal du Lodévois Larzac reste en suspens. Majorité et minorité lodévoises n'ont pas encore trouvé leur équilibre au sein de cette structure territoriale renouvelée. Le bourg centre devrait théoriquement obtenir quatre des quinze vice-présidences disponibles, mais seule la première est actuellement actée.
Trois postes en négociation entre majorité et opposition
Les trois vice-présidences restantes font l'objet de discussions complexes entre les différentes forces politiques. L'exercice s'est révélé particulièrement délicat pour le nouveau président de la Communauté de communes du Lodévois Larzac, Frédéric Roig, qui a dû composer jeudi soir, immédiatement après son élection, pour proposer un exécutif équilibré.
"L'équilibre n'est pas respecté", déplore Claude Laateb, dont la délégation n'a pas encore été définie. Le président lui a proposé une vice-présidence unique dans une logique d'apaisement, mais cette proposition ne satisfait pas les attentes lodévoises.
Les préoccupations de la majorité municipale
Pour le maire et son équipe, qui refusent qu'une vice-présidence soit attribuée à l'opposition, la situation actuelle traduit un manque de cohérence territoriale. "Les vice-présidences attendues pour Lodève ont été écartées, alors même qu'elles relevaient d'un principe d'équité territoriale", explique Claude Laateb.
Au-delà des postes, c'est la capacité de Lodève à peser dans les décisions qui inquiète : "Réduire notre représentation, c'est affaiblir la voix de notre ville sur des enjeux essentiels comme l'économie, les finances ou l'urbanisme. Lodève ne peut être la variable d'ajustement des équilibres politiques internes."
Les revendications de l'opposition municipale
De son côté, l'opposition municipale menée par la conseillère régionale Fadelha Benammar-Koly espère obtenir au moins une vice-présidence pour son groupe. "Je constate que Lodève aura quatre vice-présidences, trois sont en construction et nous souhaitons en avoir au moins une", déclare l'élue.
Elle ajoute : "Avoir un président maire d'une petite commune correspond à la volonté du territoire et préserve l'équilibre. C'est une bonne chose. Nous voulons faire entendre notre vision et porter la voix des Lodévois qui ont voté pour nous."
Les négociations se poursuivent donc dans un contexte où chaque acteur défend sa vision de la représentation équitable au sein de cette intercommunalité en construction.



