Virginie Girotti, ex-adjointe de Blaye, rejoint l'exécutif intercommunal de son rival
Girotti rejoint l'exécutif intercommunal de son rival Japiot

Une alliance surprenante à la Communauté de communes de Blaye

Le conseil d'installation de la Communauté de communes de Blaye (CCB) a réservé une surprise de taille mercredi 15 avril. Virginie Girotti, ancienne adjointe au maire de Blaye Denis Baldès et candidate malheureuse face à Éric Japiot lors des dernières élections municipales, a été élue troisième vice-présidente de l'intercommunalité. Elle rejoint ainsi l'équipe exécutive de celui qui fut son principal adversaire politique.

Un choix stratégique pour sécuriser un scrutin serré

Cette nomination représente un choix stratégique de la part du nouveau président Éric Japiot, visant à consolider sa majorité au sein d'un scrutin déjà extrêmement tendu. L'élection à la présidence de la CCB s'est déroulée dans un contexte politique local particulièrement fragmenté, où chaque voix comptait.

Virginie Girotti a cependant tenu à préciser les conditions de son engagement. « J'ai participé en conscience à son élection à la présidence », a-t-elle affirmé, soulignant que cette décision ne remettait nullement en cause son statut d'opposante au sein du conseil municipal de Blaye.

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« Un choix de responsabilité » selon l'élue

« Je comprends que cela peut poser question », a commenté Virginie Girotti. « Mais ce vote a été pour moi un choix de responsabilité. J'entends faire la part des choses. Au sein de la municipalité, je reste dans une opposition claire et indépendante, fidèle à mes convictions et au programme que j'ai défendu. »

L'élue, qui avait conduit une liste cataloguée divers gauche lors de la campagne municipale, explique avoir longuement réfléchi à sa position au niveau intercommunal. « Je me suis questionnée sur ce que devait être ma ligne au niveau de l'intercommunalité », a-t-elle ajouté.

Primat de l'intérêt territorial sur les rivalités politiques

Virginie Girotti insiste sur la nécessité de dépasser les clivages partisans pour le bien du territoire. « L'intérêt de ce territoire doit clairement primer sur les rivalités locales. L'intercommunalité est un espace de coopération. Ce vote, je le réaffirme, n'est pas un renoncement politique de ma part. »

L'ancienne adjointe a également porté une attention particulière au contenu du projet intercommunal. « Le projet défendu ici correspond aux orientations que l'on portait pour le territoire. Il serait incohérent de m'y opposer par posture ou par principe. Ces enjeux exigent de dépasser tous ces clivages politiques et les rivalités locales qui peuvent exister pendant une campagne municipale. »

Une gouvernance solide et structurée

En intégrant la gouvernance de la CCB, Virginie Girotti entend aller au bout de son engagement. « Cette gouvernance est vraiment solide et structurée. Avec des élus qui sont compétents et complémentaires, je pense qu'ils vont être capables de faire avancer des dossiers structurants. »

Au sein de l'exécutif intercommunal, elle se voit confier des délégations importantes concernant la vie associative et la coopération intercommunale. Ces responsabilités lui permettront de mettre en œuvre concrètement sa vision d'une collaboration territoriale dépassant les frontières politiques traditionnelles.

Cette situation illustre la complexité croissante des relations politiques locales, où les lignes de partage entre opposition et collaboration deviennent de plus en plus poreuses au niveau intercommunal, tout en restant marquées au niveau municipal.

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