Le premier conseil métropolitain d'Éric Ciotti marque un tournant politique
Le jeudi 9 avril 2026, à 9 heures précises, s'est ouvert le premier conseil métropolitain de la Métropole Nice Côte d'Azur depuis les récentes élections municipales. Cette séance historique, présidée par le doyen de l'assemblée, Jean-François Spinelli, maire de Castagniers, a pour principal objectif l'élection du nouveau président de la métropole, un poste qui reviendra sans surprise à Éric Ciotti, le tout nouveau maire de Nice.
Une ouverture politique remarquable dans la distribution des vice-présidences
Contrairement aux attentes, Éric Ciotti semble vouloir reproduire au niveau métropolitain la stratégie d'ouverture qu'il avait initiée lors de son élection à la mairie de Nice. Des rumeurs persistantes circulent dans les couloirs du centre universitaire méditerranéen indiquant que les maires des cinq plus grandes villes de la métropole niçoise seront nommés vice-présidents, et ce, indépendamment de leur affiliation politique.
Cette approche inclusive concerne :
- Bryan Masson (RN), le nouveau maire de Cagnes-sur-Mer
- Joseph Segura, maire estrosiste de Saint-Laurent-du-Var
- Ladislas Polski, maire de gauche de La Trinité
- Anne Sattonet, élue de Vence et membre de la formation politique de David Lisnard
- Stéphane Revello, maire sans étiquette de Carros
Un scrutin sous haute surveillance politique
Dès 9h30, le vote pour l'élection du président de la métropole était en cours, sous le regard attentif de personnalités politiques de premier plan. Charles Ange Ginesy, président du Département, et la députée Christelle d'Intorni étaient présents aux premières loges pour assister à cette élection symbolique. Éric Ciotti, seul candidat déclaré à la présidence, voit ainsi son ascension politique se confirmer à l'échelle métropolitaine.
Cette séance inaugurale du conseil métropolitain marque un moment charnière dans la gouvernance territoriale de la Côte d'Azur. La composition des vingt vice-présidences, qui devrait refléter une diversité politique inhabituelle, pourrait redéfinir les équilibres de pouvoir dans la région pour les années à venir. L'absence notable de Christian Estrosi, figure politique historique de Nice, ajoute une dimension supplémentaire à ce rééquilibrage des forces en présence.
Les observateurs politiques suivent avec attention cette première démonstration de leadership métropolitain d'Éric Ciotti, qui semble vouloir établir un nouveau modèle de gouvernance basé sur le rassemblement plutôt que sur l'affrontement partisan. La suite de ce mandat métropolitain s'annonce donc comme un test crucial pour la capacité du nouveau président à fédérer des territoires aux sensibilités politiques variées autour d'un projet commun de développement.



