Ambès lance un audit de ses bâtiments pour faire face à l'effet de ciseau
Audit des bâtiments à Ambès pour contrer l'effet de ciseau

La commune de la Presqu’île, confrontée à « l’effet de ciseau », envisage un vaste audit de ses bâtiments municipaux afin de dégager des économies. Des « marges de manœuvre et de décision très étroites » : en préambule d’un conseil municipal dédié au vote du budget primitif 2026 ce mercredi soir, le maire d’Ambès, Gilbert Dodogaray, a résumé ce que vivent bien des édiles métropolitains et qui n’épargne pas la commune d’un peu plus de 3 000 habitants.

Des finances sous tension

Face au contexte économique toujours difficile ou à la diminution des dotations de l’État, les finances municipales se retrouvent fort contraintes. Le fameux « effet de ciseau », expression devenue très tendance, indiquant une hausse des dépenses face à une érosion des recettes, fait creuser les méninges. Dans l’opposition ambésienne, logiquement, Romain Ritou s’inquiète. « L’épargne brute a totalement disparu ce qui traduit une dégradation de l’équilibre financier », livre l’élu qui déplore un budget « d’attente » reposant sur les excédents antérieurs ou l’emprunt.

Des investissements maintenus mais raisonnés

Il n’y aura pas d’augmentation du taux communal des taxes foncières et la poursuite d’un programme d’investissements « important mais raisonné » est actée. Alors que les élèves et enseignants de Jacques-Brel ont retrouvé cette semaine leurs classes dans une école énergétiquement rénovée, 50 000 euros doivent être notamment fléchés sur le réaménagement de la cour. Autour de 130 000 euros seront affectés à des travaux d’enfouissement de l’éclairage public et un peu plus de 50 000 euros à la réhabilitation de la tribune du stade. Isabelle Besse, l’adjointe dédiée aux finances, a également annoncé une bonne nouvelle : les charges liées aux ressources humaines ont nettement baissé depuis l’exercice 2024, représentant désormais 51 % du budget (contre 61 % en 2024).

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Un inventaire complet des biens pour optimiser

Il va tout de même falloir continuer de se serrer la ceinture. Pour répondre aux inquiétudes de l’opposition, Gilbert Dodogaray a donc évoqué un grand chantier : une analyse fine de l’utilisation des équipements municipaux. « Nous avons un patrimoine très important, en mauvais état, explique le socialiste. Que faire de ces bâtiments qui sont fermés ou utilisés de manière sporadique ? » La majorité veut se pencher sur leur optimisation, notamment l’Espace des 2 Rives « un gouffre financier au niveau chauffage ». Ses utilisateurs pourraient être aiguillés vers d’autres endroits.

« Peut-être mieux mutualiser les bâtiments pour les associations et éviter que cela nous coûte un bras ? », s’interroge Isabelle Besse qui annonce un futur « inventaire complet des biens de la commune ». « On pense au bâtiment de Lomagne qui est vétuste, et n’est plus loué aujourd’hui, sur lequel nous payons des frais : est-ce que s’en séparer, ce serait incohérent ? » En attendant, le budget primitif a été adopté. L’opposition (5 voix) s’est abstenue.

Lutte contre les dépôts sauvages

Le conseil municipal a voté à l’unanimité ce mercredi l’instauration d’amendes pour sanctionner les dépôts sauvages dans l’espace public. Selon les situations géographiques, les types de dépôts et de déchets, ces amendes administratives, émises par le garde champêtre, pourront aller de 50 à 1 000 euros et être majorées de 50 %, si le contrevenant est un professionnel. « Ces montants peuvent se cumuler », précise le premier adjoint Rémi Piet.

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