Audenge maintient sa stabilité fiscale face aux critiques de l'opposition
Lors du conseil municipal d'Audenge réuni ce jeudi 9 avril, la maire Nathalie Le Yondre a dévoilé des orientations budgétaires pour 2026 marquées par la stabilité fiscale pour les habitants, un engagement qui n'a pas suffi à convaincre l'opposition locale. Les débats ont été animés par des divergences profondes sur la méthode de gouvernance et la préparation financière.
Création de commissions permanentes et premières tensions
La première délibération a porté sur la création de six commissions permanentes couvrant des domaines essentiels de la vie municipale : finances ; travaux-propreté et voirie ; participation citoyenne et développement durable ; jeunesse et petite enfance ; association et sport ; animations et événementiel. Cette structuration a immédiatement suscité des réserves de la part de l'opposition, qui s'est abstenue lors du vote.
Kévin Brustis, représentant de l'opposition, a justifié cette position par l'absence notable de commissions dédiées à l'éducation et à l'urbanisme. « Ces absences interrogent sérieusement sur la méthode employée et sur la place laissée au débat collectif dans la construction des décisions municipales », a-t-il affirmé, soulignant un désaccord fondamental sur l'organisation des travaux du conseil.
Les délibérations suivantes, concernant l'élection des membres du conseil d'administration du Centre communal d'action sociale (CCAS) et la désignation des représentants municipaux au sein des instances locales ou régionales, ont en revanche été adoptées à l'unanimité, montrant une certaine unité sur ces aspects administratifs.
Un budget 2026 dans un contexte national difficile
Le cœur des discussions a porté sur le rapport d'orientations budgétaires présenté par Nathalie Le Yondre. La maire a insisté sur l'impact significatif du contexte national sur les finances de la commune, décrivant le budget 2026 comme « un budget de transition et un budget de résistance ». Elle a expliqué que la Ville fait face à une diminution des ressources et une augmentation des charges, entrant dans « une phase de consolidation après un cycle d'investissements structurants ».
Malgré ce cadre défavorable, Nathalie Le Yondre a rappelé que la gestion municipale a permis de maintenir les équilibres financiers : l'autofinancement est préservé et le niveau d'endettement reste dans la moyenne des communes comparables. Cette rigueur affichée se traduit par des mesures concrètes pour les Audengeois, avec aucune augmentation du taux d'imposition envisagée et le maintien des tarifs municipaux, inchangés depuis 2018.
L'opposition dénonce un manque de rigueur budgétaire
Au moment du vote sur les orientations budgétaires, Kévin Brustis a détaillé les raisons d'une nouvelle abstention de l'opposition. Il a pointé du doigt plusieurs éléments problématiques selon lui : un taux de la dette publique locale présenté comme inexact, l'absence d'indications sur le taux d'épargne brute de la commune, et le manque d'une analyse des besoins sociaux pour le budget du CCAS.
Pour le représentant de l'opposition, ces lacunes prouvent un « manque de rigueur et de lisibilité dans la préparation budgétaire » de la part de la maire et de son adjoint aux finances. Ces critiques mettent en lumière des divergences profondes sur la transparence et la méthodologie des finances municipales, laissant présager des débats animés lors de l'examen du budget définitif.
Ce conseil municipal d'Audenge illustre ainsi les tensions entre une majorité municipale cherchant à préserver la stabilité fiscale dans un contexte économique difficile, et une opposition exigeant plus de rigueur et de transparence dans la gestion des deniers publics.



