Marine Le Pen et Jordan Bardella ont affiché leur unité lors d'un meeting à Liévin, dans le Pas-de-Calais, samedi 4 juillet 2026, à quelques jours du verdict dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national (FN).
Un meeting de mobilisation avant le jugement
Devant plusieurs centaines de militants, les deux figures du parti ont multiplié les gestes de complicité et les déclarations communes. Marine Le Pen, candidate à la présidentielle de 2027, a appelé à la mobilisation contre ce qu'elle considère comme une « machination politique ». Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a renchéri en dénonçant une « justice aux ordres ».
« Nous ne nous laisserons pas abattre par des décisions arbitraires. Notre combat continue, plus fort que jamais », a déclaré Marine Le Pen, sous les applaudissements de la salle.
Les enjeux de l'affaire des assistants
Le verdict est attendu le 10 juillet 2026 dans cette affaire où 27 personnes, dont Marine Le Pen et plusieurs cadres du parti, sont poursuivies pour détournement de fonds publics. Le Parquet a requis jusqu'à cinq ans d'inéligibilité contre la cheffe de file du RN, ce qui pourrait compromettre sa candidature à la présidentielle.
Jordan Bardella, qui n'est pas mis en cause dans ce dossier, a assuré que le parti restait soudé. « Quoi qu'il arrive, nous resterons unis. Marine est notre leader, et rien ne changera cela », a-t-il affirmé.
Une stratégie de défense commune
Les deux dirigeants ont également dévoilé leur stratégie de défense : contester la légalité de la procédure et dénoncer une instrumentalisation de la justice. « Nous avons préparé tous les scénarios. Rien n'est laissé au hasard », a précisé Marine Le Pen.
Selon un sondage Ifop réalisé en juin 2026, 62 % des sympathisants RN estiment que Marine Le Pen doit rester candidate même en cas de condamnation. La direction du parti mise sur cette loyauté pour maintenir la dynamique électorale.
Le meeting de Liévin s'inscrit dans une série de déplacements destinés à montrer que l'affaire ne paralyse pas le parti. Prochaine étape : un rassemblement à Marseille le 8 juillet.



