Les militants du Parti socialiste (PS) ont massivement approuvé le projet du parti pour l'élection présidentielle de 2027, avec 78,5% de votes favorables, a annoncé la direction du parti vendredi 26 juin. Ce scrutin interne, qui s'est déroulé du 23 au 25 juin, a mobilisé 42% des adhérents, soit environ 45 000 votants sur 107 000 inscrits.
Un projet fédérateur pour la gauche
Le texte adopté, intitulé "La France des possibles", propose un programme axé sur la transition écologique, la justice sociale et le renforcement des services publics. Il prévoit notamment un investissement massif dans les énergies renouvelables, une réforme de la fiscalité pour réduire les inégalités, et un plan de recrutement de 100 000 fonctionnaires dans la santé et l'éducation.
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, s'est félicité de ce résultat : "Ce vote montre que les socialistes sont unis et prêts à porter un projet ambitieux pour la France. Nous ouvrons la voie à une candidature unique de la gauche en 2027."
Une étape vers la primaire
Cette approbation du projet constitue une étape clé avant la désignation du candidat socialiste, prévue par une primaire ouverte aux sympathisants de gauche en octobre 2026. Plusieurs figures du parti, comme Anne Hidalgo, maire de Paris, ou Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, sont pressenties pour se lancer dans la course.
Le projet a été élaboré après une large consultation des fédérations et des citoyens, et intègre des propositions issues de la société civile. Il vise à rassembler au-delà du PS, en direction des écologistes, des communistes et des insoumis, dans l'espoir de construire une coalition de gauche pour 2027.
Des oppositions internes
Malgré ce large soutien, des voix discordantes se sont fait entendre. L'aile gauche du parti, menée par l'ancien ministre Benoît Hamon, a critiqué le projet jugé trop modéré sur les questions de rupture avec le capitalisme. Hamon a appelé à un "rééquilibrage" du texte, estimant que "le PS doit proposer une alternative claire au libéralisme".
De son côté, la direction du parti assure que le texte final est le fruit d'un compromis et qu'il permet de "concilier réalisme et ambition".
Un contexte politique tendu
Cette consultation intervient dans un climat politique marqué par la montée de l'extrême droite et la fragmentation de la gauche. Les socialistes espèrent que ce projet commun permettra de reconquérir l'électorat perdu lors des dernières élections, où le PS a obtenu son plus bas score historique à la présidentielle de 2022 avec 1,7% des voix.
Selon un sondage Ifop réalisé en mai, 62% des sympathisants de gauche se disent favorables à une candidature unique pour 2027, mais les divisions persistent sur le choix du candidat et le programme.



