Dans son nouveau livre intitulé «Croire en nous», l'ancien Premier ministre Édouard Philippe mêle les influences de Jacques Chirac, Alain Juppé et Emmanuel Macron, tout en traçant une ligne politique personnelle. L'ouvrage, publié aux éditions Flammarion, a été présenté comme une réflexion sur la confiance et l'engagement citoyen.
Un mélange de références politiques
Selon une analyse publiée par Libération, le livre de Philippe emprunte des éléments à plusieurs figures de la droite française. Il cite abondamment Jacques Chirac, dont il reprend le thème de la «France qui gagne», et Alain Juppé, dont il partage la vision d'une droite moderne et décomplexée. Mais c'est surtout la référence à Emmanuel Macron qui frappe : Philippe reprend des éléments du macronisme, comme la nécessité de dépasser les clivages traditionnels.
L'ancien maire du Havre écrit : «Nous devons retrouver le goût de l'action collective, de la confiance en l'avenir.» Cette phrase pourrait être signée par Macron lui-même, selon les observateurs. Cependant, Philippe prend soin de se distinguer en insistant sur l'importance des territoires et de la décentralisation, thèmes chers à la droite traditionnelle.
Un positionnement stratégique
Ce livre intervient alors que Philippe est régulièrement cité comme un possible candidat à l'élection présidentielle de 2027. En mêlant les héritages de Balladur et de Macron, il cherche à rassembler une large coalition allant des centristes aux libéraux-conservateurs. «Il tente de créer une synthèse entre la rigueur budgétaire de Balladur et la modernisation sociétale de Macron», analyse un politologue cité par Libération.
Le livre contient également des passages plus personnels, où Philippe évoque son enfance et son parcours. Il y affirme que «la politique n'est pas un métier, mais une mission» et critique implicitement la professionnalisation de la vie politique.
Accueil mitigé
Les premières réactions sont partagées. Certains y voient un manifeste pour une droite moderne et ouverte, tandis que d'autres dénoncent un manque de clarté idéologique. Un responsable LR a déclaré : «C'est du Macron déguisé en Balladur, mais ça ne trompe personne.»
Malgré tout, le livre a connu un bon démarrage en librairie, avec plus de 20 000 exemplaires vendus en première semaine, selon les chiffres fournis par l'éditeur.



