Une bromance affichée, avant que la justice tranche qui pourra être candidat. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont affiché ce samedi leur unité, réaffirmant mutuellement leur soutien, à trois jours de la décision de la cour d’appel de Paris qui déterminera si la patronne du Rassemblement national peut concourir une quatrième fois à l’élection présidentielle.
Un soutien réciproque affiché
« Je veux lui redire mon total soutien, ma totale amitié, lui redire que je me suis engagé pour elle en politique, pour la voir élue présidente de la République. Et j’espère bien la voir élue présidente de la République dans quelques mois », a déclaré Jordan Bardella lors d’un « banquet champêtre » organisé par le RN à Liévin (Pas-de-Calais). S’exprimant dans la foulée, Marine Le Pen a évoqué une décision de justice « importante parce qu’elle peut venir contrecarrer le fonctionnement démocratique de notre pays ».
La députée du Pas-de-Calais assure qu’elle soutiendra « tous les jours » Jordan Bardella « avec énergie, confiance et conviction » si celui-ci venait à être le candidat du RN. Et si elle était candidate, et élue, « Jordan sera Premier ministre », a-t-elle réaffirmé.
Le RN mobilise ses troupes
Marine Le Pen a par ailleurs livré un avertissement à ses troupes : « Ce n’est pas parce que nous avons des bons sondages qu’il faut aller à l’élection tranquillement », a-t-elle mis en garde. Selon elle, le Rassemblement national affrontera sans doute au second tour une « coalition des incapables » qui n’ont « d’autre programme que de lutter contre le RN ».
« Nous devons jeter toutes nos forces dans la bataille » pour empêcher que des « mini-Macron » soient élus en 2027, a-t-elle lancé en référence à Édouard Philippe et Gabriel Attal, avant de dénoncer La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et sa « politique racialiste ».
Décision judiciaire imminente
Marine Le Pen connaîtra mardi son sort judiciaire, et donc politique, lorsque la cour d’appel de Paris rendra sa décision dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du RN. Une peine d’inéligibilité supérieure à deux ans l’empêcherait de concourir à la présidentielle. Elle estime aussi que si les juges lui imposent un bracelet électronique, il ne lui sera « pas possible » de faire campagne. En fonction de la sentence, elle annoncera sa décision mardi soir, probablement dans un journal télévisé.



