Julien Sanchez, l'équilibriste du RN qui ne fâche personne
Julien Sanchez, l'équilibriste du RN

Julien Sanchez, ancien maire RN de Beaucaire et aujourd'hui député européen, incarne une figure singulière au sein du Rassemblement National. Ni technocrate, ni chef de clan, il coche surtout la case la plus précieuse pour le parti : celle de ne fâcher personne. Portrait d'un équilibriste politique.

Un profil discret mais influent

À 45 ans, Julien Sanchez est devenu l'un des piliers de l'appareil du RN, sans jamais faire de vagues. Sa carrière politique a débuté à Beaucaire, où il a été élu maire en 2014, puis réélu en 2020. Son passage à la tête de cette commune du Gard a été marqué par une gestion pragmatique, loin des polémiques qui agitent parfois l'extrême droite française.

Un rôle clé dans la campagne présidentielle

Pour l'élection présidentielle, Julien Sanchez a été nommé directeur de campagne du RN, un poste stratégique qui exige de concilier les différentes sensibilités du parti. Sa mission : coordonner les équipes, gérer le calendrier et surtout éviter les tensions internes. Un exercice d'équilibriste qui lui réussit, selon ses proches.

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« Julien a cette capacité à écouter tout le monde sans jamais prendre parti, confie un cadre du RN. Il est apprécié aussi bien par les anciens que par les nouveaux venus. » Une qualité rare dans un parti souvent traversé par des rivalités.

Un homme de l'ombre

Contrairement à d'autres figures du RN, Julien Sanchez ne cherche pas la lumière. Il préfère travailler en coulisses, tissant des liens avec les élus locaux et les militants. Son style discret contraste avec la flamboyance de Jordan Bardella, le président du parti, ou la radicalité de Marine Le Pen.

« Julien est un rassembleur, souligne un élu RN du Gard. Il ne cherche pas à imposer sa vision, mais à trouver des compromis. » Cette approche lui a valu d'être choisi pour diriger la campagne, un poste où les egos sont nombreux.

Un avenir prometteur

Alors que le RN se prépare pour l'élection présidentielle, Julien Sanchez est vu comme un possible futur ministre ou même un successeur potentiel à la tête du parti. Mais lui-même reste modeste : « Je ne suis pas un homme de pouvoir, je suis un serviteur du parti. »

En attendant, il continue de peaufiner sa stratégie de campagne, avec un objectif clair : ne pas faire d'ombre au candidat, mais lui offrir une campagne sans accroc. Un rôle d'équilibriste qui, pour l'instant, lui réussit parfaitement.

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