Hausse des frais universitaires : colère persistante à Montpellier
Hausse des frais universitaires : colère à Montpellier

Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce mardi 26 mai devant le Rectorat de Montpellier contre le projet de hausse des frais d’inscription universitaires pour les étudiants extracommunautaires. Depuis l’annonce d’une possible augmentation des frais d’inscription dans les universités françaises pour les étudiants extracommunautaires, la grogne ne retombe pas à Montpellier.

Une nouvelle mobilisation devant le Rectorat

Ce mardi 26 mai, une cinquantaine d’entre eux est venue se faire entendre sous les fenêtres du Rectorat, à l’appel de plusieurs syndicats, dénonçant une « logique économique et discriminatoire qui vise les plus précaires » et « un premier pas vers une hausse généralisée des frais d’inscription ». Les manifestants brandissaient des pancartes et scandaient des slogans pour exprimer leur opposition à cette mesure.

Fin avril, le ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé sa volonté de supprimer la possibilité pour les universités d’exonérer ces étudiants de frais de scolarité, provoquant du même coup des critiques du côté des professeurs et des étudiants. Cette annonce a suscité une vive réaction dans le milieu universitaire montpelliérain, où plusieurs établissements avaient mis en place des exonérations pour attirer des talents étrangers.

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Les arguments des opposants

Les syndicats présents lors de la manifestation estiment que cette réforme est discriminatoire et qu’elle pénalisera les étudiants les plus modestes. Ils craignent également qu’elle ne soit un premier pas vers une hausse généralisée des frais d’inscription pour tous les étudiants, y compris français. « Nous défendons une université ouverte et accessible à tous, quelles que soient les origines ou les ressources », a déclaré un porte-parole syndical.

Les étudiants étrangers extracommunautaires représentent une part importante de la population universitaire à Montpellier. Selon les chiffres de l’université, ils sont plusieurs milliers à suivre des cursus dans les différentes facultés. Une augmentation des frais d’inscription pourrait dissuader certains de venir étudier en France, ce qui nuirait à l’attractivité de l’enseignement supérieur français.

Un mouvement qui s’organise

Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large qui touche plusieurs villes françaises. À Montpellier, les syndicats appellent à de nouvelles actions dans les semaines à venir pour faire pression sur le gouvernement. Une pétition en ligne a également recueilli des milliers de signatures.

De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur justifie cette réforme par la nécessité de mieux réguler l’afflux d’étudiants étrangers et de garantir des ressources financières aux universités. Cependant, pour les opposants, cette mesure est avant tout idéologique et va à l’encontre des valeurs de solidarité et d’égalité des chances.

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