François Amat publie un livre sur 31 ans de mandat à Solliès-Toucas
François Amat publie un livre sur 31 ans de mandat

Après plus de trois décennies au service de Solliès-Toucas, d'abord comme conseiller municipal puis comme maire, François Amat prend la plume. Dans son ouvrage intitulé Effet maire, publié aux Éditions Maïa, il livre un témoignage de 182 pages sur la réalité du métier d'élu local.

Une plongée dans le quotidien d'un maire

« L'envie, c'était d'expliquer ce qu'est la vie d'un élu, du côté interne », résume François Amat. Sur la quatrième de couverture, il annonce la couleur : « J'ai souhaité faire partager au lecteur la partie immergée de l'iceberg de la fonction élective, particulièrement celle de maire, avec ses joies, ses peines, ses obligations. »

Le livre suit le fil de ses mandats, depuis son entrée dans l'équipe municipale jusqu'à son départ, en passant par son élection à la présidence de la communauté de communes de la Vallée du Gapeau. Il y raconte les campagnes électorales, les arbitrages budgétaires, les grands projets, les relations avec les services de l'État ou encore les tensions au sein d'un conseil municipal.

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Des projets emblématiques aux drames

François Amat évoque la création de la maison médicale, les logements sociaux, le Plan local d'urbanisme, les fouilles archéologiques, les Gilets jaunes, ou encore la venue du Rugby club toulonnais pour un stage d'entraînement. Il revient aussi sur « l'accident » qui a marqué l'histoire de Solliès-Toucas : la chute d'une branche de platane sur la place du village, qui a coûté la vie à une fillette de 3 ans.

« Quand un accident arrive, tout retombe sur le maire », souligne-t-il. Aujourd'hui, il affirme avoir tourné la page du drame : « Ce qui m'importait, c'est que la famille puisse être indemnisée. »

Le poids des responsabilités et l'absence de statut

L'ancien cadre bancaire développe une réflexion sur la fonction élective. « Il n'y a pas de statut de l'élu, soupire-t-il. C'est très compliqué pour quelqu'un du privé de s'investir pleinement puis de reprendre une activité à la fin du mandat. Un vrai statut permettrait de consacrer six ans à la République puis de reprendre une vie professionnelle normale. »

Selon lui, cette absence de garanties explique en partie pourquoi de nombreux maires sont aujourd'hui des retraités ou des fonctionnaires bénéficiant de possibilités de détachement.

Un ouvrage post-électoral

Désormais installé dans les Hautes-Alpes, François Amat glisse que l'écriture de Effet maire lui aura demandé près de deux ans. « C'est vraiment du boulot mais je voulais que le livre sorte après les élections municipales, pas avant, pour ne pas qu'on mélange tout. »

Effet maire, de François Amat, Éditions Maïa, 182 pages, 20 euros.

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