Edouard Philippe se lance à Paris en prenant ses distances avec Macron
Edouard Philippe se lance à Paris, loin de Macron

Ce dimanche 5 juillet 2026, Edouard Philippe a rassemblé près de 5 000 militants à l'Adidas Arena, porte de la Chapelle dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, pour lancer officiellement sa campagne présidentielle. Devant une salle quasi pleine, décorée de drapeaux français et de pancartes à son nom, l'ancien Premier ministre et président du parti Horizons a livré un discours personnel, cherchant à se distancier clairement d'Emmanuel Macron.

Un discours personnel et stratégique

« Je vais vous parler de moi », a-t-il déclaré en ouverture, adoptant un ton intimiste. Ce rendez-vous intervient après une semaine marquée par plusieurs ralliements de poids, notamment ceux de deux ministres Renaissance, vivement acclamés par la foule. Ces soutiens ont valu aux ministres les remontrances de Gabriel Attal, président du parti Renaissance et également candidat à l'élection présidentielle. Selon l'équipe de campagne d'Edouard Philippe, l'événement a attiré des militants venus de toute la France.

Une mise en scène pour marquer la différence

Le meeting a été ponctué de chants de supporters de foot, créant une ambiance festive. Edouard Philippe a multiplié les références à son bilan à Matignon tout en évitant soigneusement d'associer son nom à celui du président sortant. « Je ne suis pas un homme de l'appareil, je suis un homme de terrain », a-t-il insisté, selon des propos rapportés par son équipe. Cette stratégie vise à capter un électorat en quête de renouveau, tout en capitalisant sur sa notoriété et son expérience gouvernementale.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des ralliements qui bousculent la majorité

Les ralliements de deux ministres Renaissance, dont les noms n'ont pas été divulgués, ont provoqué des tensions au sein de la majorité. Gabriel Attal a publiquement critiqué ces défections, les qualifiant de « trahison » dans un communiqué. Edouard Philippe, lui, y voit un signe de la dynamique de sa campagne. « Ces soutiens montrent que notre projet rassemble au-delà des clivages », a-t-il commenté.

Un pari risqué mais calculé

En prenant ses distances avec Emmanuel Macron, Edouard Philippe tente de séduire à la fois les déçus du macronisme et les électeurs de droite modérée. Son meeting parisien, soigneusement orchestré, marque le début d'une campagne qui s'annonce serrée. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits face à une concurrence multiple, notamment celle de Gabriel Attal et d'autres candidats de la majorité.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale