Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle, a tenu un meeting à Paris le 6 juillet 2026, où il a dévoilé les grandes lignes de son projet. Devant plusieurs milliers de sympathisants réunis au Palais des Sports, il a promis de faire de « l'intérêt de nos enfants la boussole » de son action s'il est élu. Cette annonce s'inscrit dans une stratégie visant à séduire un électorat familial et à se démarquer de ses concurrents.
Un projet centré sur la jeunesse
L'ancien Premier ministre a détaillé plusieurs mesures phares. Il propose notamment un investissement massif dans l'éducation, avec la création de 10 000 postes d'enseignants supplémentaires sur cinq ans, et un plan de rénovation des écoles pour un montant de 5 milliards d'euros. Il souhaite également instaurer un « service civique universel » obligatoire de trois mois pour les jeunes de 18 ans, afin de renforcer la cohésion nationale. Selon lui, « la priorité absolue doit être de donner à chaque enfant les mêmes chances, quel que soit son lieu de naissance ou son milieu social ».
Des critiques de l'opposition
Cette orientation a suscité des réactions contrastées. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a dénoncé un « programme technocratique déconnecté des réalités ». De son côté, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a estimé que ces propositions « ne changent pas le fond du problème, à savoir les inégalités structurelles ». En revanche, le candidat écologiste Yannick Jadot a salué « une prise de conscience nécessaire, même si les moyens annoncés restent insuffisants ».
Un meeting sous le signe de l'unité
Le meeting a également été marqué par un appel à l'unité de la majorité sortante. Édouard Philippe a appelé à « rassembler au-delà des clivages traditionnels » pour faire face aux défis du pays. Il a notamment cité les enjeux climatiques, la transition écologique et la souveraineté numérique. Selon un sondage Ifop publié le jour même, il recueille 24 % des intentions de vote, derrière Marine Le Pen (27 %) et devant Jean-Luc Mélenchon (18 %).
Une stratégie de long terme
En plaçant l'enfance au centre de son discours, Édouard Philippe cherche à incarner une vision de long terme pour la France. Il a promis de créer un « Haut-Commissariat à l'enfance » chargé de coordonner les politiques publiques dédiées aux jeunes. Cette proposition a été saluée par plusieurs associations, dont la Fondation pour l'enfance, qui y voit « un signal fort pour une meilleure prise en compte des droits des enfants ». Toutefois, certains observateurs pointent le risque d'un « affichage sans moyens », alors que le candidat n'a pas précisé le financement de ces mesures.
Réactions dans l'assistance
Dans la salle, les militants ont réservé un accueil chaleureux à leur champion. Marie, une enseignante de 45 ans venue de Seine-et-Marne, a déclaré : « Je suis convaincue par son discours sur l'éducation. Il faut enfin donner les moyens à nos enfants de réussir. » Un avis partagé par Karim, un entrepreneur de 32 ans : « Son projet est cohérent et pragmatique. Il parle de l'avenir, pas de la peur. »
Le prochain meeting d'Édouard Philippe est prévu à Lyon le 20 juillet. D'ici là, il poursuivra ses déplacements en province pour présenter son projet. La campagne présidentielle entre dans sa phase décisive, à moins de dix mois du premier tour.



