Denis Bouad candidat aux sénatoriales : "La gauche gardoise doit parler d'une voix forte, unie et combative"
Les élections sénatoriales dans le Gard s'annoncent décisives pour la gauche. Denis Bouad repart en campagne, soutenu par Fabrice Verdier, pour préserver le seul siège parlementaire détenu par son camp. Après un temps d'hésitation, qui avait laissé certains se positionner pour prendre sa succession, le sénateur Denis Bouad annonce qu'il sera candidat lors des prochaines élections sénatoriales, prévues le dimanche 27 septembre 2026.
Un rassemblement de la gauche
Candidat à la candidature, Fabrice Verdier, élu à Uzès, s'est finalement retiré et soutient désormais Denis Bouad. Ancien président socialiste du Conseil départemental, Denis Bouad, élu depuis 2020, explique : "Dans le Gard, la gauche ne dispose aujourd'hui que d'un seul siège parlementaire. Ce siège est précieux. Il porte une voix : celle des communes, des services publics, de la justice sociale et de la solidarité territoriale."
Le Gard est représenté au Sénat par trois parlementaires élus à la proportionnelle. Les deux autres postes de sénateurs sont actuellement tenus par la droite (Laurent Burgoa et Vivette Lopez) et les six députés représentent l'extrême droite. "Ce siège est précieux", insiste Denis Bouad.
"C'est pourquoi je veux construire un large rassemblement des socialistes, des communistes, des écologistes et des radicaux de gauche, poursuit-il. Ce rassemblement, nous avons su le bâtir lors des précédentes sénatoriales. Je souhaite aujourd'hui le renouveler pour porter une ambition claire pour le Gard et pour la gauche."
Un bilan et des défis
"Au cours du mandat écoulé, dans un contexte souvent difficile, face au gouvernement comme face à la majorité sénatoriale, j'ai porté nos convictions avec détermination. Le moment que traverse notre pays exige du courage politique et de la clarté. Crise démocratique, fragilité budgétaire, tensions sociales, urgence climatique : les défis sont immenses. Plus que jamais, nous devons défendre notre modèle social, protéger nos services publics, garantir l'égalité entre les territoires et préparer l'avenir", plaide-t-il en défendant l'esprit de la décentralisation : "La République a besoin de territoires forts, respectés et écoutés."
"Dans cette période d'incertitude et de défiance, la gauche gardoise doit parler d'une voix forte, unie et combative. Elle doit être fidèle à ses valeurs et utile au territoire", explique-t-il en sollicitant les suffrages des grands électeurs.



