Un projet adopté à l'unanimité
Le projet présidentiel du Parti socialiste pour l'élection de 2027 a été adopté à l'unanimité par les militants, après un an d'auditions et de débats internes. La députée européenne Chloé Ridel, chargée d'en piloter la rédaction, qualifie ce résultat de « miracle » au vu des divisions qui minent le parti depuis le dernier congrès. Selon elle, cette unité est « le fruit d'une méthode » qui a permis de dépasser les clivages.
Une rupture avec les années Hollande
Le programme se veut en rupture avec les années Hollande, identifiant le PS comme une « gauche radicale de gouvernement ». Parmi les mesures phares, Chloé Ridel cite une réforme fiscale visant à augmenter l'impôt sur les grandes fortunes et les multinationales, ainsi qu'un plan d'investissement massif dans la transition écologique. « Nous proposons une rupture claire avec le quinquennat précédent, qui a déçu une partie de notre électorat », explique-t-elle.
Un calendrier présidentiel encore ouvert
Interrogée sur la candidature socialiste, Ridel précise : « Le PS n'a pas encore de candidat, mais il a un projet. » Elle estime que la priorité est de construire une plateforme programmatique solide avant de désigner une personnalité. Le parti prévoit une primaire ouverte au premier semestre 2027. Selon un sondage récent, 12 % des électeurs se disent prêts à voter pour le candidat socialiste, un score en hausse de 4 points par rapport à 2022.
Des critiques internes
Certains cadres du parti, comme l'ancien ministre Stéphane Le Foll, jugent le programme trop à gauche. « Il faut être crédible pour gouverner, pas seulement pour rassembler les militants », a-t-il déclaré. Ridel rétorque que le projet est « réaliste et financé », s'appuyant sur des études de l'Institut de l'économie durable.
Le texte final, long de 80 pages, sera présenté lors d'une convention nationale en septembre 2026. Il inclut également des propositions sur la santé, l'éducation et la démocratie participative.



