Le groupe Les Échos-Le Parisien a annoncé ce jeudi 30 juin un plan de départs volontaires visant à supprimer une soixantaine de postes, soit environ 5% de ses effectifs. Cette décision concerne principalement les fonctions supports, notamment les ressources humaines, la communication et les services juridiques.
Un plan de départs volontaires pour réduire les coûts
Selon la direction, ce plan s'inscrit dans une démarche de « transformation et d'adaptation » face aux évolutions du marché de la presse. Les postes supprimés sont répartis entre les différents sites du groupe, mais aucun journaliste ne serait concerné par ces suppressions. La direction précise que les départs se feront sur la base du volontariat, avec des indemnités de départ.
Le groupe, qui emploie environ 1 200 salariés, espère ainsi réaliser des économies et recentrer ses activités sur ses métiers de base. Les syndicats, de leur côté, dénoncent une décision brutale et s'inquiètent pour l'avenir des salariés concernés.
Un contexte difficile pour la presse écrite
Cette annonce intervient dans un contexte de crise profonde pour la presse écrite, confrontée à une baisse des ventes et des recettes publicitaires. Le groupe Les Échos-Le Parisien avait déjà connu plusieurs plans de départs volontaires ces dernières années, notamment en 2020 avec la suppression de 80 postes.
Selon la direction, ce nouveau plan est nécessaire pour garantir la pérennité du groupe et investir dans le numérique. Les Échos-Le Parisien mise en effet sur le développement de ses offres digitales pour compenser la baisse des revenus papier.
Les syndicats réagissent
Les syndicats du groupe ont exprimé leur colère et leur inquiétude. « C'est un nouveau coup dur pour les salariés, déjà éprouvés par les précédents plans », a déclaré un représentant syndical. Ils demandent la tenue de négociations approfondies sur les conditions de départ et les garanties pour les salariés restants.
La direction, de son côté, assure que le dialogue social sera privilégié et que les négociations débuteront dès la semaine prochaine. Le plan de départs volontaires devrait s'étaler sur plusieurs mois.



