Le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, a estimé mardi sur France 2 que le système de prix flexible mis en place par la compagnie aérienne espagnole Volotea pourrait être illicite. Interrogé lors de l'émission Télématin, il a déclaré qu'il y avait un flou juridique et qu'il avait demandé aux services de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) d'étudier la question rapidement.
Un système de modification tarifaire après paiement
Depuis mi-mars, Volotea applique ce qu'elle appelle un « engagement de voyage équitable », qui lui permet d'ajuster à la hausse ou à la baisse le prix du billet après que le client a déjà payé. La compagnie justifie cette mesure par la hausse des prix du kérosène et les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient. Selon elle, cette modification n'intervient que de manière limitée et proportionnée, en cas de situations extraordinaires.
Des conditions contestées
La politique tarifaire prévoit un remboursement partiel si le baril de pétrole descend sous les 65 dollars, mais autorise une augmentation au-delà de 75 dollars. Or, mi-mars, le baril de Brent était autour de 100 dollars, et il dépasse 113 dollars début mai. En Espagne, l'association de consommateurs Facua a saisi le gouvernement en avril pour demander une enquête, estimant que la baisse du prix du kérosène est très improbable et que les clients sont lésés.
Philippe Tabarot a souligné que le dossier relève du droit européen et non national, et que la DGAC doit vérifier si les nouvelles clauses contractuelles sont conformes. Il a également rappelé que la compagnie affirme avoir ajouté un paragraphe informant les clients de cette possibilité lors de la vente, mais que cela reste à vérifier.



