Un revers judiciaire pour Donald Trump. Un juge fédéral a annulé lundi la décision d’imposer des frais de 100 000 dollars sur certains visas de travail très utilisés dans le secteur technologique. Cette mesure contestée visait notamment les visas H-1B.
Des visas essentiels pour la tech
Ces permis permettent à des travailleurs étrangers qualifiés, comme des ingénieurs ou développeurs, de venir travailler aux États-Unis. L’objectif affiché était de limiter ces visas pour favoriser les travailleurs américains. Le juge fédéral de Boston a estimé que ces frais constituaient en réalité une taxe. Or, ce type de décision relève du Congrès, et non du pouvoir exécutif. Conséquence : la mesure est jugée illégale. Le magistrat donne ainsi raison à une vingtaine d’États qui avaient contesté la décision.
Une décision qui divise la justice
Cette décision va à l’encontre d’un autre jugement rendu en décembre à Washington. Une juge avait alors estimé que le président pouvait imposer de tels frais. Dans ce dossier, la Chambre de commerce des États-Unis et l’Association des universités américaines avaient été déboutées. Elles ont depuis fait appel.
La mesure avait suscité des réactions, notamment du côté de l’Inde, dont les ressortissants obtiennent près des trois quarts des visas H-1B chaque année. Les entreprises technologiques, grandes utilisatrices de ces permis, avaient aussi exprimé leurs inquiétudes face à cette décision. Ces permis de travail ont une période initiale de trois ans, prolongeable à six ans.



