Une élue millavoise promeut Temu sur les réseaux sociaux
Alors que les soldes d'été débutent ce mercredi 25 juin 2026, une polémique secoue la ville de Millau, dans l'Aveyron. Betty Gonzalez, élue municipale de la majorité, également influenceuse avec 128 000 abonnés sur TikTok, utilise sa notoriété pour promouvoir la plateforme de vente en ligne chinoise Temu. Cette promotion intervient alors que la municipalité millavoise affiche un soutien affiché aux commerces de proximité du centre-ville.
La plateforme Temu est régulièrement critiquée pour ses pratiques contestables en matière de droits du travail et d'impact environnemental. Une proposition de loi visant à taxer Temu devrait être adoptée à la fin du mois de juin 2026, portée par la députée Horizons Anne-Cécile Violland, qui qualifie l'entreprise de "destructrice d'emplois, de l'environnement et de la santé".
Un double rôle problématique
Betty Gonzalez cumule un mandat d'élue locale et une activité d'influenceuse rémunérée. Ses partenariats commerciaux avec Temu, qu'elle met en avant sur son compte TikTok, interrogent sur la cohérence avec la politique municipale de soutien au commerce local. La ville de Millau avait notamment mené des campagnes pour encourager les achats dans les boutiques indépendantes, menacées par la concurrence du e-commerce.
Le texte de loi attendu vise à imposer une taxe sur les plateformes de fast-fashion comme Temu, Shein ou AliExpress, accusées de concurrence déloyale et de non-respect des normes environnementales et sociales. Selon la députée Violland, ces entreprises "détruisent nos emplois, notre environnement et notre santé".
Une opposition locale qui monte
Des commerçants millavois ont exprimé leur mécontentement, estimant que les actions de l'élue nuisent à leurs efforts pour attirer la clientèle locale. Certains habitants ont également réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant un conflit d'intérêts entre son mandat électif et ses activités d'influenceuse.
La municipalité n'a pas encore commenté officiellement cette affaire. Cependant, la polémique relance le débat sur la régulation du marketing d'influence et les liens entre élus et entreprises controversées.



