SBM défend ses hausses de prix : "Nous ne sommes pas chers" face à Paris ou New York
SBM assume les hausses de prix dans ses palaces

Stéphane Valeri, président-délégué de la Société des Bains de Mer (SBM), assume pleinement la politique tarifaire du groupe monégasque. Depuis trois ans, le prix moyen d’une nuit dans les établissements de luxe de la SBM a augmenté de 10 % chaque année. Une stratégie qu’il défend en comparant les tarifs à ceux des palaces de grandes métropoles internationales.

Une hausse des prix justifiée par des investissements

Interrogé sur cette augmentation continue, Stéphane Valeri explique que la hausse des prix a directement généré la progression du chiffre d’affaires. « Depuis trois ans, nous avons augmenté nos prix de 10 % chaque année et le taux d’occupation est stable. Ce qui montre que c’est la bonne politique », affirme-t-il. Selon lui, l’objectif n’est pas d’attirer toujours plus de clients, mais d’optimiser les résultats de chaque établissement tout en offrant un service irréprochable.

Valeri compare les tarifs de la SBM à ceux d’autres palaces mondiaux : « Comparé aux prix des palaces à Rome, à Paris, à New York ou à Courchevel, nous ne sommes pas chers. Nous avons encore une belle marge de progression sur nos prix, à condition d’offrir un service irréprochable. »

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Des résultats financiers en hausse

Les activités hôtelières représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires de la SBM pour l’exercice 2025/2026, soit 51 % en hausse de 11 points. Les revenus des quatre hôtels du groupe – l’Hôtel de Paris, l’Hermitage, le Monte-Carlo Bay et le Monte-Carlo Beach – ont progressé de 8 %, principalement grâce à l’augmentation du prix moyen des nuitées, qui s’élève à 893 euros sur l’année.

Cette politique tarifaire s’accompagne d’un programme de rénovation ambitieux. La troisième phase, sur cinq, de rénovation des chambres à l’Hermitage et au Bay débutera à l’automne. « Ces rénovations tirent les prix vers le haut, nous relouons ensuite à des tarifs plus élevés les chambres et suites rénovées. C’est notre stratégie d’investissement sur ces établissements », détaille Stéphane Valeri.

Un autofinancement sans recours aux prêts

Les travaux sont financés sur les ressources propres de l’entreprise. Avec une trésorerie globale de 158,8 millions d’euros en banque, la SBM peut autofinancer ses chantiers sans avoir recours à des prêts. Pour l’exercice en cours, les tarifs ne devraient augmenter que de 5 à 6 %, marquant un ralentissement par rapport aux années précédentes.

La SBM continue ainsi de miser sur la qualité et le luxe pour attirer une clientèle exigeante, tout en maintenant des taux d’occupation stables. Une stratégie qui semble porter ses fruits, comme en témoignent les résultats financiers en hausse et les investissements constants dans les infrastructures.

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