Ridouan Abagri, l'icône entrepreneuriale mise sous les projecteurs judiciaires
Boule à zéro impeccable, barbe méticuleusement taillée, musculature athlétique et sourire conquérant, Ridouan Abagri a longtemps symbolisé la réussite sociale. Cette ascension, qu'un enfant des quartiers populaires a courageusement poursuivie, incarnait les valeurs du travail acharné et de l'audace, fièrement arborées sur les revers de ses costumes de marque.
Une présence médiatique omniprésente
La plateforme YouTube abonde de ses vidéos où le fondateur du Digital College, l'une des plus grandes écoles supérieures de formation aux métiers du numérique créée en 2013 et intégrée au groupe Collège de Paris, partage ses conseils d'entrepreneur autodidacte. Sur les plateaux télévisés et lors des conférences organisées par Bpifrance - actionnaire du Collège de Paris -, le jeune homme narrait son parcours et dévoilait sa méthode sobrement intitulée 'Road to one million'. Son mantra séduisant promettait de transformer un euro en poche en une entreprise valorisée à un million d'euros en seulement trois ans.
Un silence soudain et une enquête révélée
Ces derniers mois, Ridouan Abagri s'est fait notablement plus discret sur les réseaux sociaux. Comme nous l'avons précédemment exposé, une enquête conjointe menée par l'Inspection générale des Finances (IGF), l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et celle de l'éducation et de la recherche (IGESR) sur les pratiques du groupe Collège de Paris a conduit à la rédaction d'un rapport. Conformément à l'article 40 du Code de procédure pénale, ce document a été remis au procureur de la République du tribunal judiciaire de Paris au début de l'année.
Cette investigation soulève des questions sur les activités du groupe, juxtaposant l'image publique de réussite entrepreneuriale avec des procédures judiciaires potentielles. Le contraste entre la visibilité médiatique passée et le mutisme actuel interroge sur l'avenir de cette figure emblématique du numérique français.



