Les amoureux des livres auront un peu moins à se mettre sous la dent les mois prochains. Quelque 461 romans seront publiés à la rentrée littéraire, entre août et octobre, contre 484 en 2025, une légère baisse qui confirme la tendance observée depuis une décennie, liée notamment au recul de la littérature étrangère, selon des données publiées par Livres Hebdo.
Stabilité des romans français, recul des traductions
La production de romans français reste stable, avec 344 titres, comme en 2025, tandis que celle d’ouvrages traduits d’une langue étrangère recule à 117 livres contre 140, indique ce mardi le magazine de référence de l’édition française. Soixante-huit premiers romans seront publiés, soit cinq de moins qu’un an plus tôt.
Des tirages moins imposants qu’en 2025
La baisse globale de la production à la rentrée, le moment phare de la vie littéraire qui culmine avec les prix, dont le Goncourt, « confirme la tendance observée sur la dernière décennie : la production romanesque française retrouve un niveau plus mesuré, sans rupture majeure avec les équilibres du marché », commente Livres Hebdo.
Le monde de l’édition traverse une période délicate, affecté par le recul global de la lecture, concurrencée par les écrans, et les pressions sur le pouvoir d’achat. De grandes enseignes de librairies, dont Gibert, Le Furet du Nord et Sauramps, ont été placées en redressement judiciaire au cours du printemps.
Dans ce contexte, « les tirages sont moins imposants » qu’en 2025, souligne Livres Hebdo, en donnant en exemple le tirage initial de 150.000 exemplaires prévus pour L’adolescence du perroquet (Albin Michel), d’Amélie Nothomb, incontournable figure de la rentrée littéraire depuis trois décennies.
Les ouvrages attendus de la rentrée
Parmi les autres ouvrages attendus, figurent ceux de Philippe Jaenada (L’inconnue du quai de Javel), Serge Joncour (Une histoire d’amours), Sonia Devillers (Le fabuleux piano), François-Henri Désérable (Le Palais), Jean-Philippe Toussaint (La hantise) ou Thélyson Orélien (C’était ça ou mourir).
Côté étranger, sont attendus les derniers livres de l’Américaine Laura Kasischke (Baignade interdite), de l’Espagnol Arturo Perez-Reverte (Ligne de feu), d’Ananda Devi (Chronique d’un royaume perdu) mais aussi d’un jeune auteur suisse de 23 ans, Nelio Biedermann, dont le roman Lázár rencontre un grand succès international.
Campagne pour promouvoir la lecture
Les principaux acteurs du monde du livre - le Syndicat national de l’édition, le Centre national du livre et le Syndicat de la librairie française - ont lancé mardi une campagne commune pour promouvoir la lecture durant les vacances d’été.
« Quinze minutes de lecture par jour suffisent pour s’évader, retrouver le goût de l’attention et se laisser porter par une histoire », a souligné Régine Hatchondo, présidente du Centre national du livre.



