Directeur sportif du MHR entre février 2020 et novembre 2023, Philippe Saint-André (58 ans) est de retour « dans le business ». Il est aujourd’hui à la tête de Provence Rugby, club ambitieux de Pro D2.
Un rôle similaire mais plus terrain
Interrogé sur son rôle exact à Provence Rugby, Saint-André explique : « Pareil qu’à Montpellier, mais je suis un peu plus sur le terrain. Je me suis occupé du recrutement, faisant signer des joueurs intéressants, comme Pierre Lucas du MHR. Je découvre ce club avec beaucoup de passion mais aussi beaucoup d’humilité. Je ne connais pas la deuxième division. On est des outsiders ambitieux. » Il cite les concurrents : Vannes, Grenoble, Brive, Colomiers, Béziers.
Une opportunité venue après deux années sabbatiques
Saint-André raconte comment l’opportunité s’est présentée : « J’ai pris deux années sabbatiques. J’ai pu recharger les accus, bosser un peu chez RMC, réaliser beaucoup d’interventions en entreprise. Là, Denis Philipon (président du club) tapait à la porte depuis mal d’années. C’est à 40 minutes de chez moi, c’est un club qui structure bien, qui a de l’ambition. »
Objectif : monter en Top 14
À court et moyen terme, l’objectif est clair : « On a des infrastructures de très haut niveau. Ça reste un club jeune, qui n’a pas d’histoire. L’année dernière, c’était la première fois que Provence gagnait un match de phases finales en dominant Soyaux-Angoulême en barrages. Cette expérience s’acquiert. »
Retour sur l’aventure montpelliéraine
Après quatre ans au MHR, avec deux titres (Challenge 2021, Top 14 2022), Saint-André avait besoin d’une pause : « Je m’étais dit que j’allais m’arrêter pendant au moins un an et demi, voire deux ans. Je manquais sûrement un peu d’énergie sur la fin. Je faisais beaucoup d’allers-retours, je dormais deux nuits par semaine à l’hôtel. » Il garde une grande reconnaissance envers Mohed Altrad : « Je ne peux que le remercier de m’avoir relancé dans le business. J’ai encore plein d’amis là-bas. »
Découverte de la Pro D2
Saint-André s’est préparé : « Depuis un an, je suis tous les matches. Il n’y a pas la Coupe d’Europe, mais c’est un championnat long, par blocs. Le Top 14 est un mangeur d’hommes. Je vais découvrir l’arbitrage, des stades différents. » Il compte s’appuyer sur son expérience : « On entraîne les joueurs sur des standards de Top 14, dans l’intensité, les mètres parcourus. L’organisation que j’avais mise en place à Montpellier, je l’installe ici. »



