Le gouvernement a dévoilé ce mercredi un plan ambitieux visant à sécuriser l'approvisionnement en terres rares, ces métaux critiques indispensables à la transition énergétique et au numérique. Présenté comme le « pétrole de demain », ce plan prévoit une série de mesures pour réduire la dépendance de la France vis-à-vis de la Chine, qui contrôle aujourd'hui plus de 60% de la production mondiale.
Un enjeu stratégique majeur
Les terres rares sont utilisées dans la fabrication d'aimants permanents pour les éoliennes, les véhicules électriques, mais aussi dans les smartphones, les ordinateurs et les systèmes de défense. Leur importance stratégique n'a cessé de croître avec l'accélération de la transition énergétique et la numérisation de l'économie. Le gouvernement entend donc diversifier les sources d'approvisionnement et soutenir l'émergence d'une filière française de recyclage et d'extraction.
Les principales mesures du plan
- Investissement dans la recherche : 100 millions d'euros seront alloués à la recherche sur les procédés d'extraction et de raffinage plus respectueux de l'environnement.
- Soutien aux projets miniers : Le gouvernement accompagnera les projets d'ouverture de mines en France et en Europe, notamment dans le Massif central et en Scandinavie.
- Recyclage et économie circulaire : Un fonds de 50 millions d'euros sera dédié au développement du recyclage des terres rares à partir de déchets électroniques et d'aimants usagés.
- Partenariats internationaux : La France renforcera ses accords avec des pays comme l'Australie, le Canada ou le Groenland, riches en gisements de terres rares.
Un plan salué mais des défis à relever
Les industriels et les associations environnementales ont salué l'initiative, tout en soulignant les défis techniques et écologiques. L'extraction des terres rares est souvent polluante, et les procédés de raffinage génèrent des déchets radioactifs. Le gouvernement assure que les projets soutenus respecteront les normes environnementales les plus strictes.
Ce plan s'inscrit dans une stratégie européenne plus large, l'UE ayant récemment adopté un règlement sur les matières premières critiques. La France espère ainsi devenir un acteur clé de la souveraineté européenne dans ce domaine.



