La marque de vêtements pour enfants Okaidi, en difficulté financière, a annoncé un plan social qui prévoit la suppression de jusqu'à 290 postes et la fermeture d'une soixantaine de magasins en France. Cette décision, révélée lors d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire, vise à redresser la situation économique de l'entreprise, confrontée à une baisse de ses ventes et à une concurrence accrue dans le secteur de l'habillement.
Un plan de restructuration drastique
Selon les informations communiquées par la direction, le plan de restructuration concerne principalement les magasins jugés non rentables. Sur les 350 points de vente que compte Okaidi en France, environ 60 devraient fermer leurs portes dans les prochains mois. Les suppressions de postes, quant à elles, toucheront aussi bien les employés des magasins que les fonctions support au siège social.
Un marché difficile pour le prêt-à-porter enfant
Okaidi, comme d'autres enseignes du secteur, subit de plein fouet la transformation des habitudes de consommation. Les parents achètent moins de vêtements neufs pour leurs enfants, se tournant davantage vers la seconde main ou les marques low-cost. De plus, la concurrence des géants du e-commerce et des grandes surfaces alimentaires pèse sur les marges des spécialistes.
La direction d'Okaidi justifie ce plan par la nécessité de s'adapter à un marché en mutation. Elle précise que les fermetures et les suppressions de postes permettront de réduire les coûts fixes et de concentrer les efforts sur les magasins les plus performants, ainsi que sur le développement du canal en ligne.
Des négociations à venir avec les syndicats
Le plan social doit maintenant être discuté avec les représentants du personnel. Les syndicats, qui dénoncent un plan brutal, entendent négocier les conditions de départ des salariés et chercher des alternatives aux licenciements secs. Ils réclament également un moratoire sur les fermetures de magasins le temps d'étudier toutes les options possibles.
Un impact local important
Les fermetures de magasins Okaidi auront un impact significatif dans les villes moyennes et les centres commerciaux où l'enseigne est implantée. Pour les salariés concernés, le plan social représente une période d'incertitude, d'autant que le marché de l'emploi dans le commerce de détail est déjà tendu.
Okaidi, qui emploie environ 1 500 personnes en France, espère que ce plan de restructuration lui permettra de retrouver un équilibre financier et de pérenniser l'activité. La marque, créée en 1995, a connu une croissance rapide avant de subir les effets de la crise du secteur textile.



