Nice : Ciotti vend les voitures d'Estrosi et taille dans le budget municipal
Nice : Ciotti vend les voitures d'Estrosi

Symboliquement, Eric Ciotti a donné sa conférence de presse pour dévoiler les économies qu'il va engager, devant des véhicules de fonction que la Ville va mettre à la vente. Parmi ces voitures, celles de l'ancien maire, Christian Estrosi.

Un plan d'économies de 60 millions d'euros

Le nouveau maire de Nice, qui s'apprête à engager une baisse fiscale de 51,4 millions d'euros dès demain, impose une cure d'austérité aux élus, aux services et à la commande publique. Il entend ainsi récupérer plus de 60 millions d'euros.

Vente des véhicules de fonction

Parmi les mesures chocs, la vente de 25 voitures de fonction, dont celles de Christian Estrosi qui en possédait cinq. « Deux grosses à Paris, deux grosses à Nice. Et encore une petite Zoé à Nice », souffle une source proche du dossier. Le symbole est fort : ces véhicules sont les vestiges d'une époque que Ciotti promet révolue. Son message : la fête est finie.

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Baisse des impôts

Un mois après son élection, l'engagement de campagne est désormais chiffré : 51,4 millions d'euros seront « rendus » aux contribuables niçois. En abaissant la taxe foncière de 4,4 points et la taxe d'ordures ménagères d'un point, Eric Ciotti va ramener la pression fiscale à son niveau de 2023, avant la hausse votée par Christian Estrosi. « C'est du pouvoir d'achat pur », martèle le nouveau maire.

Réduction des dépenses des élus

Le sacrifice avait commencé par les élus qui ont déjà vu leurs indemnités baisser de 30 % à la métropole, et de 12,7 % en moyenne à la Ville. Terminé aussi le parking gratuit à Corvesy : 27 700 euros économisés par an. Supprimés encore, les frais de représentation du maire : 33 700 euros, comme son dispositif de sécurité personnelle pour 240 000 euros par an.

Chasse au gaspillage

« Nous avons recensé quasiment 100 000 euros de frais de déplacement des élus et du maire. Nous allons diviser par deux ces frais, donc une économie de 50 000 euros », enchaîne celui qui va aussi s'attaquer au cabinet « une armée mexicaine » sous Christian Estrosi. « Nous allons regarder le niveau des rémunérations des 100 plus hauts traitements qui emportent 14 millions d'euros de rémunération. Nous avons plus d'une quinzaine de traitements à plus de 10 000 euros bruts par mois entre les services et certains membres de cabinet et dont plusieurs de ces responsables disposaient de villas ou d'appartements de fonction », révèle Ciotti.

Fin de la communication excessive

Le magazine municipal est supprimé pour économiser 600 000 euros tandis que les frais de réception sont divisés par deux. « On passe au régime sec », sourit le maire, qui évoque des factures de restaurants « pharaoniques » dans un établissement « bien connu » ou encore un dîner de gala pour l'Unoc à 220 000 euros. Des événements vont disparaître de la carte des festivités niçoises, comme l'Ironman (650 000 euros), l'Ultra-trail (650 000 euros) et l'International de Pétanque (600 000 euros).

Embauche d'un « tueur de coûts »

Pour mieux gérer la commande publique, la nouvelle majorité a décidé d'embaucher un « cost-killer » : le maire entend réduire le coût des chantiers de 5 % pour gratter 20 millions d'euros supplémentaires. « J'ai la certitude que nous commandons trop cher », analyse-t-il. Un dispositif couplé à sa volonté de mettre fin « aux avenants répétés ». Eric Ciotti soupçonne ouvertement son prédécesseur d'avoir fait chauffer la carte bancaire municipale pour accélérer les chantiers avant le scrutin municipal. En ligne de mire : la sortie ouest de la voie rapide, le surcoût de la saison 2 de la promenade du paillon, et le fiasco du parking Tzarewitch, inondé et fermé depuis son inauguration. Une course contre la montre électorale qui aurait coûté, selon lui, 12 millions d'euros.

« Nous nous engageons sur un budget plus modeste, plus humble, plus proche, mais aussi plus efficace », a conclu le tombeur d'Estrosi.

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