La mairie de Monaco va engager des poursuites à l’encontre d’une commerçante de la Principauté. L’institution communale souhaite reprendre le contrôle d’un magasin de souvenirs fermé depuis plusieurs années boulevard du Jardin exotique, mais la propriétaire du fonds de commerce n’entend pas remettre les clés pour l’instant.
Aucune activité commerciale pour ce magasin monégasque depuis plusieurs années. Occupante sans droit ni titre. C’est le statut d’une commerçante de la Principauté depuis juin 2026. L’annonce de son « congé avec refus de renouvellement du bail commercial en date du 3 mai 2017 » lui a été notifiée par la mairie de Monaco en novembre 2025, alors « qu’elle a cessé toute exploitation de son activité depuis plusieurs années », a présenté le maire Georges Marsan lors du conseil communal du mardi 16 juin. Une éviction « assortie d’une proposition de versement d’une indemnité », précise-t-il.
Une main tendue pour un accord amiable
Le bail des neuf années arrivant à échéance, la commune y voit une occasion de remettre la main sur cette échoppe commercialisant principalement des souvenirs, au niveau du Jardin exotique, afin d’assurer « une meilleure valorisation de son patrimoine » et une « bonne gestion de son domaine privé ». Sauf que, problème, la propriétaire du fonds de commerce - qui avait mis son magasin en gérance - se maintient dans les lieux. Au regard notamment du manque à gagner certain que représente cette situation pour l’institution communale, celle-ci a décidé d’engager « toute procédure juridictionnelle » nécessaire à l’encontre de cette commerçante « aux fins d’expulsion des locaux ».
Toutefois, l’édile Georges Marsan l’indique, cette décision n’est pas irrévocable. Mais il y a une condition. « Nous nous désisterons de tout ou d’une partie de l’action engagée dans l’hypothèse où un accord amiable interviendrait entre les deux parties et à condition qu’il soit conforme aux intérêts de la commune. Nous avons effectué plusieurs propositions d’indemnité… qui ont toutes été déclinées. Pour l’instant, nous ne sommes pas d’accord sur le montant. »



