Vingt Formule E sur la grille de départ du Monaco E-Prix : qui apposera son empreinte au palmarès ce week-end ? À mi-chemin de la saison 12 du championnat du monde de Formule E, les monoplaces électriques font escale en Principauté où elles vont enchaîner deux sprints survoltés sur le plus prestigieux des tracés urbains.
Un double rendez-vous électrique à Monaco
Trois semaines après avoir fait le plein de nostalgie avec les nobles mécaniques du Grand Prix de Monaco Historique, voici venue l’heure de faire le plein d’énergie électrique. En attendant sa Majesté F1, dont la représentation au pied du Rocher se déroulera un peu plus tard qu’à l’accoutumée, du 4 au 7 juin, la Principauté remet les doigts dans la prise de la Formule E. Rendez-vous ce samedi… et ce dimanche puisque le Monaco E-Prix voit double à nouveau. Comme en 2025, les pilotes survoltés des monoplaces Gen3 Evo - qui font là leur tournée d’adieu avant l’entrée en piste l’année prochaine de l’impressionnante Gen4 dévoilée récemment - vont enchaîner deux courses (départs à 15 h 05) sur le plus prestigieux des tourniquets urbains (3,337 km, 19 virages).
Un doublé inédit en vue ?
Il y a douze mois, l’Anglais Oliver Rowland (Nissan), alors solide leader en route vers le titre, avait tiré le premier : vainqueur le samedi. Et le lauréat suisse du 1er et du 2e Monaco E-Prix, en 2015 et 2017, Sébastien Buemi (Envision), s’était rué vers sa troisième glorieuse le lendemain. De quoi conforter son statut de recordman. Et maintenant ? L’imminent combat de rue peut-il accoucher d’un seul et même héros qui s’offrirait un doublé inédit ici ? Il s’agirait d’une véritable prouesse car le toboggan monégasque propose deux défis ô combien exigeants avec des règles du jeu différentes.
Deux courses, deux stratégies
« La course 1 sera axée sur la réactivité et le bon timing du Pit Boost (un arrêt au stand de 30 secondes obligatoire pour effectuer une recharge rapide de 600 kW, ndlr) et de l’unique Attack Mode (6 minutes d’extra-puissance après un passage sur la zone d’activation en piste) tandis que le second sprint (sans Pit Boost mais avec deux Attack Mode pour une durée totale de 8 minutes) privilégiera la gestion énergétique sur toute la longueur de l’épreuve (1 heure) », décrypte Gary Paffett, l’ancien pilote de réserve McLaren F1 portant aujourd’hui la casquette de directeur sportif au sein de l’écurie Cupra Kiro. « Ainsi, il faudra adopter deux approches distinctes, deux stratégies appropriées ».
Wehrlein en reconquête
Planifiée en plein milieu du calendrier de la saison 12, l’imminente échéance (manches 9 et 10 sur 17) vaudra son pesant d’or. Un simple coup d’œil sur la hiérarchie actuelle suffit pour mesurer l’enjeu. S’il n’a embrassé la victoire qu’une seule fois du côté de Djeddah (Arabie saoudite) depuis l’ouverture des hostilités, Pascal Wehrlein (Porsche) tient les commandes. Mais l’Allemand, champion 2024 désireux de reconquérir la couronne, ne compte que trois petits points d’avance sur son plus proche poursuivant, Mitch Evans (Jaguar). Dernier vainqueur en date, le Néo-Zélandais assis sur 17 succès - le record en Formule E - a réalisé une remontée fantastique depuis le 17e rang de la grille de départ pour rafler la mise, l’autre jour à Berlin.
Rowland n’a pas abdiqué
Derrière, Edoardo Mortara (Mahindra) complète le top 3 provisoire à 8 longueurs tandis que Rowland, quatrième à 18 points, est loin d’avoir abdiqué. Les Français ? Jean-Eric Vergne a déjà fait retentir la Marseillaise sur le boulevard Albert-Ier. Mais c’était en 2019, l’année de son second sacre. En 2026, celui qui a quitté DS pour relever le nouveau défi électrique de Citroën n’est pas encore apparu sur un podium. Quant à Norman Nato, le 3 mai, il a hissé le museau de la Nissan n°17 un moment en tête de la course 2 berlinoise avant d’empocher les 10 points de la 5e place outre-Rhin, son meilleur score jusque-là. Nul doute que l’Antibois signerait tout de suite pour prolonger cette montée en puissance à domicile…



