Le président du Medef, Patrick Martin, a exprimé ses inquiétudes quant à une possible récession technique de l'économie française au deuxième trimestre, lors d'une rencontre avec la presse organisée avant une réunion du B7, instance qui regroupe les organisations patronales des pays du G7 et dont le Medef assure la présidence cette année.
Des facteurs exogènes en cause
Selon Patrick Martin, les craintes d'une récession sont « essentiellement liées à des facteurs exogènes », en raison « au premier chef de la crise moyen-orientale dont on se garde de considérer qu'elle va se régler rapidement ». Le produit intérieur brut (PIB) français a déjà reculé de 0,1 % au premier trimestre par rapport au dernier trimestre de 2025, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cette baisse, combinée à la hausse de l'inflation et au repli de la consommation, ravive les craintes d'une récession technique, définie par deux trimestres consécutifs de contraction du PIB.
Facteurs endogènes et choix gouvernementaux
Patrick Martin a également évoqué des « facteurs endogènes », notamment « liés à des options que prend le gouvernement, sous contraintes, j'en suis absolument conscient », qu'elles soient « financières » ou « politiques ». Il fait référence au gel du barème des allègements de cotisations patronales annoncé par l'exécutif, qui espère réaliser 2 milliards d'euros d'économies. Bien que cette mesure puisse être « incontournable à court terme » compte tenu des contraintes budgétaires, le président du Medef met en garde contre ses « effets négatifs sur la croissance, l'emploi, le pouvoir d'achat » à long terme.



