Pour Emmanuel Macron, la reconstruction de Notre-Dame est un modèle à suivre. Le président de la République détaille mercredi la méthode qui s’en inspire pour accélérer l’aboutissement de projets industriels et agricoles jugés stratégiques, à l’occasion d’un déplacement et d’un Conseil des ministres délocalisé à Montluçon, dans l’Allier.
Un déplacement symbolique à Échassières
Il se rendra ensuite à Échassières (Allier) pour inaugurer la mine de lithium de l’entreprise Imerys. Un vaste projet assis sur un des principaux gisements mondiaux de minerai de lithium qui devrait permettre, à partir de 2030, de produire 34 000 tonnes par an d’hydroxyde de lithium et équiper annuellement 700 000 voitures électriques.
Ce projet baptisé « Emili » figure parmi les 150 « grands projets stratégiques » (GPS) bénéficiant de toutes les attentions de l’État et des collectivités territoriales, initiative annoncée en novembre par le président lors du premier sommet « Choose France Edition France » et formellement lancée en janvier. Emmanuel Macron la détaillera lors d’une allocution depuis Échassières.
La méthode Notre-Dame et JO comme référence
La reconstruction de la vénérable cathédrale de Paris tient lieu d’exemple à suivre en matière de simplification et d’accélération des procédures, tout comme les Jeux olympiques de 2024 qui avaient été précédés de loi de simplification.
« Comment nous pouvons vivre dans une nation qui a su faire des Jeux olympiques et paralympiques extraordinaires en sept ans ? Comment on peut être dans une nation qui rebâtit Notre-Dame en cinq ans, et à qui on dit à un agriculteur qui veut étendre son poulailler, ça sera cinq ans ? », s’était exclamé Emmanuel Macron en recevant des maires le 16 avril.
« Méthode Notre-Dame, méthode Jeux olympiques, mais partout en France », donc. « On doit aller beaucoup plus vite en mettant les procédures en parallèle, en s’affranchissant des choses qui sont inutiles et des bureaucraties tatillonnes et en retrouvant un peu de la philosophie d’action » de ces deux grands chantiers, a expliqué le président.
Un Conseil des ministres resserré
« Dans un souci de sobriété », a fait valoir la présidence, ne seront présents mercredi autour du chef de l’État et de Sébastien Lecornu que les ministres directement concernés par la séquence, à savoir Laurent Nuñez (Intérieur), Roland Lescure (Économie), Annie Genevard (Agriculture), Françoise Gatel (Aménagement du territoire), Sébastien Martin (Industrie) et Mathieu Lefèvre (Transition écologique). Le reste du gouvernement sera en visioconférence depuis l’Élysée.
Sébastien Martin et Mathieu Lefèvre animeront une table ronde sur la simplification industrielle et environnementale, Annie Genevard une table ronde sur la simplification agricole et la souveraineté alimentaire. L’occasion pour la ministre d’aborder l’attendu projet de loi d’urgence agricole.



