Le 27 septembre prochain, les quelque 800 grands électeurs aveyronnais – élus municipaux, conseillers départementaux et régionaux – sont appelés à renouveler leurs deux sénateurs. Dans ce département rural, Jean-Dominique Gonzales, médecin psychiatre de 60 ans et ancien conseiller départemental, se lance comme candidat indépendant face aux sortants Alain Marc et Jean-Claude Anglars, tous deux Les Républicains.
Un candidat de terrain, sans étiquette
Issu de la gauche radicale (PRG puis PS), Jean-Dominique Gonzales a quitté le Parti socialiste en 2017 après s'être vu refuser l'investiture aux législatives. Il a également espéré celle d'En Marche, sans succès. Aujourd'hui, il se présente sans étiquette, rejetant les investitures partisanes. « Je ne suis le candidat d’aucun parti. Je suis un candidat de terrain, un candidat des Aveyronnais », déclare-t-il.
Son équipe de campagne inclut Kateline Durand, conseillère départementale, et Régis Cailhol, ancien conseiller régional sous la présidence Malvy et expert en aménagement rural. Ensemble, ils mettent en avant leur ancrage local et leur connaissance des problématiques rurales.
Simplifier l'administration et renforcer les services publics
La principale proposition de Jean-Dominique Gonzales est la simplification des démarches administratives. « Il faut alléger, clarifier, et accompagner », insiste-t-il. Il souhaite également renforcer les services publics de proximité : écoles, crèches, hôpitaux. Selon lui, « ce sont des piliers pour maintenir la vie dans nos villages ».
L'agriculture, pilier économique de l'Aveyron avec l'AOP Roquefort, est aussi au cœur de son programme. Avec Régis Cailhol, agriculteur retraité, il veut soutenir les exploitants face aux défis climatiques et au renouvellement des générations.
Améliorer l'attractivité du département
Pour renforcer l'attractivité de l'Aveyron, Kateline Durand estime qu'« avant de dépenser des budgets en communication, il faut d’abord offrir des structures d’accueil dignes de ce nom : crèches, écoles, structures de soins ». Jean-Dominique Gonzales critique également les sénateurs sortants : « Les Aveyronnais méritent mieux que des sénateurs qui changent de camp politique au gré des opportunités. Ils méritent des élus qui les écoutent, qui les défendent, et qui sont présents sur le terrain. »
Il conclut : « Le Sénat doit être un relais des territoires, pas un club de notables. »



