Le nouveau maire de La Rochelle, Olivier Falorni, a été élu président de la Communauté d'agglomération de La Rochelle ce jeudi 23 avril. Avec 60 voix pour, 7 votes blancs et une voix pour Guillaume Krabal, il a été élu confortablement. L'intercommunalité regroupe 28 communes et environ 170 000 habitants.
Une élection sans surprise
Le divers gauche Olivier Falorni, également nouveau maire de La Rochelle, a remporté l'élection présidentielle de la communauté d'agglomération. Guillaume Krabal, maire de Dompierre-sur-Mer, a reçu une voix et a plaisanté en disant : « C'est ma plus sévère défaite ! ». Il n'était pas candidat à la présidence mais rejoint Viviane Cottreau-Gonzalez à la tête du groupe Solidarité territoriale, dont le nom complet est « Solidarité territoriale et vivre ensemble ».
Un intergroupe majoritaire
Un groupe d'élus de petites communes, formé lors des tensions sur les projets d'éoliennes, intègre la majorité falorniste via un intergroupe communautaire présidé par Olivier Falorni lui-même. De même, le groupe de droite et centre-droit Cohésion territoriale, fort de 19 élus dont 14 maires, est piloté par Jean-Luc Algay, maire de L'Houmeau.
Les vice-présidences
Les 15 vice-présidents ont été élus sans difficulté. Line Méode, maire de Vérines, devient première vice-présidente chargée de l'administration générale, de la représentation du président et des équipements culturels. Jean-Luc Algay obtient la deuxième vice-présidence au développement économique et aux ports. Hélène Rata, nouvelle maire d'Aytré, est troisième vice-présidente à l'enseignement supérieur. Les autres vice-présidences sont réparties entre Guillaume Krabal (eau), Marie Tigoulet (déchets), Stéphane Villain (tourisme), David Baudon (foncier), Marc Maigné (développement durable), Bertrand Ayral (transports), Jean-Pierre Nivet (finances), Évelyne Ferrand (patrimoine et risques), Bruno Barbier (aménagement), Didier Proust (politique de la ville), Cédric Lafage (emploi) et Frédéric Milhiet (ressources humaines).
Un discours de fédération
Dans son discours, Olivier Falorni a exprimé deux convictions : « nous ne réussirons qu'à l'unisson » et « nous formons une véritable communauté de destin ». Il a souligné que La Rochelle est une locomotive mais que les 27 autres communes sont essentielles. « Sans les autres communes, La Rochelle serait orpheline », a-t-il déclaré, affirmant son attachement au fait communal.
Le nouveau conseil communautaire compte 69 élus, contre 82 précédemment. Falorni a insisté sur la volonté de fédérer les différentes sensibilités politiques. Il a également précisé que le conseil ne doit pas être « le lieu des confrontations stériles », ajoutant : « Ce n'est pas l'Assemblée nationale et ça me fera vraiment du bien ! »
Réactions et opposition
Le groupe d'opposition La Rochelle Unie a interrogé Falorni sur le projet politique. Celui-ci a répondu que le projet est celui des maires et des équipes municipales des 28 communes. La Rochelle Unie, se réclamant d'une opposition de gauche sincère, souhaite que le conseil reste un lieu de débat politique. Falorni a répondu qu'il n'a jamais dit que l'instance doit être apolitique, mais qu'il veut la préserver des clivages artificiels. Le groupe de Christophe Batcabe ne s'est pas exprimé, et Thibaut Guiraud, maire sortant de La Rochelle, était absent.



