Derniers entraînements ce vendredi avant le choc entre les stars des Internets français et anglais. Les 40 000 places du Stade Atlantique ont trouvé preneur pour la rencontre prévue ce samedi 23 mai, à 21 heures. Le fair-play, d'accord. La bonne ambiance, bien sûr. Mais au fond, cela reste un France-Angleterre.
Un événement unique
« J'ai plus de pression pour ce match que pour n'importe quel stream », tremble Diego Sarthou. Le Béarnais aux 3,8 millions d'abonnés est derrière le Crunch creator, ce match de rugby entre créateurs de contenus. Ce 23 mai sur la pelouse du Stade Atlantique de Bordeaux, 32 stars d'Internet françaises et anglaises, encadrées par huit gloires de l'ovalie, jouent à guichets fermés.
« Au début, je n'y croyais pas », sourit Mathieu Bastareaud. L'ex-international participait ce vendredi à l'entraînement du capitaine avec ses coéquipiers de l'équipe de France. Le dernier avant le grand jour. « J'ai signé par curiosité, parce que le projet était excitant, un peu fou. Et voilà, demain, on sera 40 000. »
Des joueurs préparés
Sans compter les spectateurs « des streams », les diffusions en direct sur la chaîne de Diego Sarthou ou le site de Canal+. Révélateur de la force de frappe de ces influenceurs. Médias à eux seuls. Pas des peintres pour autant. « Niveau cardio, ils sont prêts », assure Cédric Heymans. L'ancienne figure du Stade Toulousain les coache avec Laurent Ferrères, entraîneur du 7 de l'UBB. « On n'a pas la prétention d'avoir fait des rugbymen professionnels. Mais on a fait de bons joueurs. » Cédric Heymans a donné « quelques combinaisons ». « Pour le reste, ce sont des créateurs. Alors ils vont créer. »
Comme chez les pros, conférence de presse de veille de match pour Mathieu Bastareaud, Diego Sarthou et Cédric Heymans. L'entraînement du capitaine avait lieu ce vendredi après-midi au Stade Atlantique.
La détermination des Français
« Prêt à prendre des Anglais dans le buffet », confirme Diego Sarthou. « J'en ai croisé un avec des magrets énormes, mais ils sont comme nous. 15 bras, 15 jambes. » À la louche. En plus de leurs membres, les Français s'appuieront sur des tribunes acquises. « C'est ce qui me stresse », confie Archie Curzon, le créateur à la tête des Anglais. Dans son effectif, Nick Abendanon ne pensait pas rechausser les crampons. L'entraîneur de la défense de l'Aviron Bayonnais a désormais « hâte de voir ce que va donner ce spectacle ». Il faudra compter avec les Bleus. « Comment on dit ? Hangue Aune (sic) », assène Diego Sarthou. Accent compris.



