Tambour Horizon : Coulisses politiques en Dordogne du 16 au 22 mai
Coulisses politiques en Dordogne : Tambour Horizon

Homme fort d'Horizon en Dordogne

Clément Tonon, ex-élu municipal aux Eyzies (2020-2026) et candidat malheureux aux législatives de 2024 sur la 1re circonscription (Périgueux / vallée de l'Isle), a depuis longtemps arrimé son avenir politique à celui d'Édouard Philippe. Dans la perspective de la présidentielle de 2027, l'ancien Premier ministre a structuré ses équipes, plaçant Tonon, dont la famille possède une maison à Saint-Cirq, comme pilote de la coordination de l'élaboration du programme, « à plein temps », révèle Le Monde. Une position commode pour peser sur les investitures des candidats de droite en Dordogne aux législatives qui suivront les présidentielles.

Montaigne

Lundi 18 mai, Dordogne Libre révélait que la nouvelle municipalité de droite à Périgueux comptait mettre son grain de sel dans le projet de réhabilitation de la place Montaigne, en mettant un point d'arrêt à une partie du projet porté par la précédente équipe socialiste : transformer le cours Montaigne en rue jardin. Trop cher, a résumé Michel Cadet. Les Périgourdins, habitués depuis la mandature Audi à voir le projet Montaigne évoluer au gré des majorités sans jamais se concrétiser, n'en sont pas effrayés. Une sorte d'histoire sans fin.

Piscine

C'est la patate chaude léguée par l'ancienne équipe qui chapeautait Montpon et sa Communauté de communes : un projet de piscine à 7 millions d'euros (plus 630 000 euros par an pour la faire tourner). L'ancienne piscine de plein air ayant été comblée et le dossier étant bien avancé, les élus de l'intercommunalité ont voté pour sa poursuite, sans entrain : 14 voix pour, 11 contre, 4 abstentions. Deux jours plus tard, le nouveau maire de Montpon, face caméra sur Facebook, expliquait vouloir voter contre. Un nouveau Conseil communautaire doit avoir lieu ce mardi 26 mai. On conseille aux élus de s'équiper de bouées et de brassards pour ne pas se noyer dans ce dossier.

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Assis

Lors de sa visite à l'EREA Joël-Jeannot de Trélissac lundi 18 mai, le recteur d'académie Jean-Marc Huart s'est vu proposer de regarder un petit film de trois minutes sur l'une des formations. Entré le premier dans la salle de classe, il s'est positionné au premier rang. « Ne me laissez pas tout seul assis », a-t-il imploré alors que les autres participants restaient debout. L'épisode n'a pas duré longtemps : la directrice de l'établissement, l'inspectrice et autres autorités ont rejoint les bancs de l'école. De vrais camarades.

Livres

Les premiers noms des participants au Salon du livre Périgord-Limousin de Lanouaille, début juillet, commencent à poindre. On y retrouve le mathématicien et ex-député Cédric Villani, l'ancien député Jean-Louis Bourlanges… Bref, pas mal d'« ex » de la galaxie macroniste, signe que l'astre présidentiel est sur le déclin. Fut un temps de la macronie triomphante où se bousculait tout le gratin de La République en marche. « Il y a un an, un siècle, une éternité », a chanté Joe Dassin. Reste à savoir si la fin du mandat du président sera un été indien.

Débutant

« Je vous fais une confidence, c'est mon premier Conseil communautaire », avoue le président de la Communauté de communes du Périgord Nontronnais. Difficile de voir en Christian Michalak un jeune premier : il a été sous-préfet dans l'Ain, en Maine-et-Loire, en Alsace, a travaillé au ministère de l'Équipement et à l'ambassade de France en Géorgie, selon un article du Courrier de l'Ouest du 10 mai. On y découvre aussi qu'il est chargé d'écrire le programme de Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à la prochaine présidentielle. Un CV long comme le bras qui ne lui évite pas les retards à l'allumage : la préfète de la Dordogne a saisi le tribunal administratif de Bordeaux pour demander l'annulation de son élection pour irrégularités. Décision attendue pour septembre. Pour sa défense, Michalak pourra plaider l'erreur de débutant.

Natalité

Interrogé en Conseil communautaire sur la chute de la natalité dans l'agglomération bergeracoise, le président Frédéric Delmarès a conclu sa réponse avec humour : « Ce n'est plus mon rôle de m'occuper personnellement de cela. Je vous rappelle que j'ai cinq enfants. » Autrefois, on appelait cela une gestion en bon père de famille.

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Canon

La polémique du Canon français à Bergerac enfle d'épisode en épisode, rendant les uns furieux et les autres mal à l'aise. Il y a ceux qui prennent parti pour ou contre le banquet et ceux qui regardent leurs chaussures en espérant qu'on ne leur demandera pas leur avis. Dans bien des cas, « la presse » est accusée de souffler sur les braises en mettant ce débat sur la place publique. Un bon bouc émissaire, c'est toujours utile.