Cestas, commune située aux portes de Bordeaux, a choisi une voie singulière pour exister sans perdre son âme : une stratégie économique audacieuse couplée à une revendication claire de rester hors de la Métropole. Ce choix d'indépendance, pourtant, se heurte à une réalité quotidienne complexe, notamment sur le front des transports en commun. Entre succès industriel et enclavement, « Sud Ouest » a consacré une semaine de reportages à cette commune.
Une identité forte : rester hors de la Métropole
La commune a toujours ferraillé pour rester hors du giron de l'agglomération bordelaise. Si cette dernière n'a jamais eu trop d'appétit pour avaler ses voisins, les menaces ont parfois émergé, notamment dans les années 2010, en provenance de l'État. Ce positionnement est un marqueur fort de l'identité de Cestas.
Le nouveau maire : entre projets et quotidien
Jérôme Steffe, successeur de Pierre Ducout à la tête de la commune, a été suivi par nos reporters pendant une journée. Entre gestion des projets de logement, sécurité et quotidien au contact des administrés, il affirme : « Ce que nous faisons a un impact direct sur les gens ».
Transports : le « gros point noir »
La commune dispose de nombreux emplois, notamment dans la logistique, mais peine à assurer une desserte jusqu'à ses bassins d'activité. L'opposition évoque la piste de la gratuité des transports pour résoudre ce problème d'enclavement.
Un pari économique réussi
Via une politique très volontariste menée depuis les années 1970, Cestas est devenu l'un des plus gros pôles économiques de l'agglomération de Bordeaux, tout en restant volontairement hors de son système politique. Ce succès industriel contraste avec les difficultés de mobilité.
En conclusion, Cestas illustre les défis d'une commune qui veut préserver son indépendance tout en bénéficiant de la proximité d'une grande métropole. Son avenir dépendra de sa capacité à résoudre l'équation transports, tout en maintenant son dynamisme économique.



