Né à La Garde, le concept de restauration Ô Cargo Food Court multiplie les ouvertures partout en France. Cinq ans après l’ouverture du premier établissement à La Garde et de trois franchisés entretemps dans la région, les fondateurs de la marque Ô Cargo Food Court annoncent plus d’une dizaine de projets en France et à l’international.
Un concept festif et rentable
Avec leur slogan « une fête de village à l’année du biberon au dentier », Sébastien Prévot et Semi Benloucif, cofondateurs de la franchise Ô Cargo Food Court, ont transformé leur concept festif en business hyper rentable : « Chaque site dégage en moyenne 2 millions d’euros de chiffre d’affaires par an ». De Fréjus (2,6 millions d’euros et 700 000 euros d’Excédent brut d’exploitation) à Avignon (1,9 million et 400 000 d’EBE « au bout de 11 mois d’ouverture seulement ») en passant par La Garde (2,1 millions réalisés), chaque gérant d’établissement exploite le bar plus le restaurant américain et perçoit des loyers des autres stands de restauration.
Les clés du modèle économique
« Pour ouvrir une franchise d’une durée de 7 ans, il faut compter 1 100 à 1 200 euros du m² sur des surfaces de 800 à 1 000 m2, soit un million d’euros environ. On demande aux futurs collaborateurs un apport de 300 000 euros et de passer une journée en immersion avec nous, présente Sébastien Prévot. Le franchisé reverse ensuite 4 % de son chiffre d’affaires plus 1 % pour la communication nationale au groupe. »
Cinq ans après l’inauguration de Ô Cargo Food Court à La Garde, qui fête son anniversaire le 23 mai, les deux entrepreneurs voient encore plus loin. Depuis le 26 mars, une nouvelle franchise a ouvert à Aix dans la zone des Milles. Suivront prochainement dans la région Saint-Maximin (fin juin), Marseille 12e arrondissement, La Seyne, Carros. Et aussi partout en France : Bordeaux, Toulouse, Bourgoin, Béziers, Carcassonne, Bourges, Lille, Mulhouse…
Un lieu festif et intergénérationnel
La marque se distingue ainsi par ses retransmissions des matchs sur grand écran, soirées DJ et concerts live, cabaret, talent show, quiz musical… « Environ 80 % du chiffre d’affaires est réalisé le soir, car nous sommes un lieu festif », explique Sébastien Prévot. Mais avec des fermetures d’établissement à minuit en semaine et 1h le week-end. « On veut rester un before. »
Un lieu intergénérationnel « c’est dans notre ADN », pose Sébastien Prévot. Tous les Cargo intègrent des espaces de jeux modulaires pour enfants. Et une application permet de participer aux animations et de fidéliser la communauté. « Les franchisés ont des soirées obligatoires, hebdomadaires, mensuelles et annuelles. Après, ils ont quelques libertés, mais toujours sous contrôle du groupe. »
Un investissement maîtrisé
Un établissement Ô Cargo Food Court investit 100 000 euros par an dans les animations. Pour faire tourner un lieu, six salariés sont nécessaires. Soit 20 à 25 % de masse salariale, contre 30 à 35 % en moyenne dans la restauration. « Les stands de nourriture sont gérés par les locataires - tenus à 32 heures d’ouverture hebdomadaire aux clients de 12h à 14h et de 19h à 22h (23h vendredi et samedi) - et la sécurité peut être externalisée », développe le chef d’entreprise.
Un modèle à dupliquer à l’international
Un investissement rapidement amorti et un business model rentable qui donne des ailes aux deux fondateurs. « On est en pourparlers pour exporter le concept en Espagne, on ira au Canada à l’automne, et on regarde aussi du côté de Casablanca au Maroc, annonce Sébastien Prévot. Et on va continuer à développer la marque puisque tous les gains des franchises sont réinvestis. »
« Inspirés » par le food court Time Out Market à Miami en Floride, les fondateurs de Ô Cargo Food Court ont désormais l’ambition de s’implanter dans le monde entier. « L’idée, c’est d’avoir un franchisé qui va ouvrir le premier concept, voir si ça colle dans le travail et avec nos valeurs, et ensuite, lui donner la master franchise pour le pays. »



