Candice Netillard et Virginie sont deux rouages essentiels à la bonne marche de la société. Leur amitié de longue date repose sur une même quête de sens et la volonté d'être utiles à leur échelle. Toutes deux mères de trois enfants, elles incarnent une féminité engagée au service de la société.
Candice Netillard : le pont entre les générations
Candice a passé vingt ans dans les ressources humaines avant de se lancer à son compte. Aujourd'hui à la tête de Manaem Conseils, elle conjugue accompagnement des entreprises en consulting RH et orientation scolaire pour les jeunes. « Je fais le pont entre les générations, explique-t-elle. J'aide les entreprises à déconstruire les clichés sur les jeunes pour mieux les intégrer et les fidéliser, et j'aide les jeunes à s'orienter. » Forte de sa propre expérience de mère de trois adolescentes, elle affirme : « Je trouve enfin le sens que je cherchais en m'engageant dans les ressources humaines. »
Virginie : magistrate, une mission de service public
Virginie, qui n'a pas souhaité communiquer son nom de famille, a toujours voulu faire du droit. Diplômée de la faculté de Montpellier, docteure et passée par l'École nationale de la magistrature, elle est aujourd'hui conseillère à la cour d'appel de Nîmes. « J'avais besoin d'avoir un métier avec du sens, c'était vital, confie-t-elle. Toute petite, je voulais être Médecin Sans Frontières mais je n'avais aucune appétence pour les maths. Mes seules compétences sont de comprendre les textes et d'écouter les gens. J'aime faire l'interface entre la loi et une problématique individuelle. C'est important d'avoir une cause plus grande que soi. » Malgré le manque de moyens de l'institution judiciaire qu'elle déplore, elle reste fidèle à sa vocation : « Pour moi, c'est une mission de service public. J'aime œuvrer pour la cité. »
Une amitié fondée sur des valeurs communes
Entre elles, vingt ans d'amitié tissée sur des valeurs communes. « Nous avons des parcours différents mais similaires, souligne Candice. On se retrouve sur les valeurs famille et travail, sur l'implication dans notre métier et l'impression d'apporter notre pierre à l'édifice. » Virginie acquiesce : « Nous partageons le même besoin d'utilité. Même si je travaille plus de 50 heures par semaine, j'y puise de l'énergie. Le sentiment d'être utile me ressource. » Deux parcours inspirants, deux voix qui se répondent, un même élan : celui de la transmission entre les générations et de l'engagement.



