À Bagnols-sur-Cèze, les syndicats et les militants de gauche se préparent pour la mobilisation du 10 septembre. Lors de l'assemblée générale organisée le 4 septembre par le collectif Travail social, diverses actions ont été décidées, dont une opération de tractage sur le marché local. Les participants ont exprimé leur volonté d'éviter toute récupération par l'extrême droite.
Position des syndicats
Pascal le Boulch, secrétaire de l'unité bagnolaise de la CGT, a indiqué que la participation du syndicat sera discutée en interne, mais il s'est dit rassuré : « A priori, il n'y aura pas d'extrême droite impliquée. C'était pour nous la condition sine qua non. » La CGT a d'ailleurs lancé un appel au rassemblement devant la mairie de Bagnols, mercredi à 9 heures.
David Crunelle, représentant bagnolais de la Snes, a admis que la question de l'extrême droite « pose question », mais il reste évasif sur une éventuelle participation à une manifestation en présence de militants du Rassemblement national. Néanmoins, son syndicat est favorable au mouvement.
Du côté de Force ouvrière, Mustafa Ben Abbes, responsable de l'union locale, a déclaré que le syndicat se concentre plutôt sur la journée de mobilisation intersyndicale du 18 septembre, tout en laissant libre choix à chacun pour le 10 septembre.
Préoccupations et réserves
La crainte d'une présence de l'extrême droite est peu partagée, car le RN n'a pas donné de consigne officielle. En revanche, certains militants émettent des réserves quant à la participation des gilets jaunes. Elian Cellier, secrétaire de la section du Gard rhodanien du Parti communiste français, prévient : « Il ne faut pas que ce soit comme en 2018 et que ça parte dans tous les sens. »
Malgré des nuances, tous les collectifs et individus interrogés s'opposent aux mesures d'austérité du gouvernement. Des préavis de grève sont annoncés, notamment chez les travailleurs sociaux, décrits comme « le réceptacle de pas mal de souffrance dans le pays » par l'un des fondateurs du collectif Travail social.



