Attentat de Sydney : le père et son fils avaient repéré la plage avant l'attaque
Sydney : les assaillants avaient repéré la plage avant l'attaque

Nouvelles révélations sur l'attentat de Bondi Beach

Une semaine après l'attaque terroriste survenue le 14 décembre 2025 sur la plage de Bondi, à Sydney, l'enquête progresse et livre de nouveaux détails. Selon les autorités, les deux assaillants, Sajid Akram, 50 ans, et son fils Naveed, 24 ans, avaient prémédité leur acte et effectué un repérage sur les lieux quelques jours avant le massacre.

Le drame, qui a coûté la vie à 15 personnes dont un Français, a eu lieu lors d'une fête juive. Les deux hommes ont ouvert le feu avant d'être neutralisés par la police. Sajid Akram a été abattu sur place, tandis que Naveed a été blessé puis inculpé pour terrorisme et meurtre.

Un repérage minutieux

La police a diffusé des images de vidéosurveillance montrant les deux suspects sortant de leur véhicule et marchant le long de la passerelle de Bondi Beach deux jours avant l'attaque. Ils se trouvaient exactement au même endroit où ils ont ensuite ouvert le feu sur la foule. Ces éléments prouvent une préméditation certaine.

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Sur un téléphone portable retrouvé, les enquêteurs ont découvert une vidéo dans laquelle les deux hommes, assis devant un drapeau du groupe État islamique, profèrent des menaces contre les "sionistes" et récitent des versets du Coran. Sajid Akram, un Indien arrivé en Australie en 1998 avec un visa, et son fils Naveed, né en Australie, semblent avoir été radicalisés.

Réactions politiques et hommage national

Dimanche 21 décembre, un hommage national a été rendu aux victimes à Sydney. Le Premier ministre Anthony Albanese, hué par une partie de la foule, a exprimé ses excuses : "Désolé pour ce que la communauté juive et notre Nation dans son ensemble ont enduré." Il a appelé à l'unité et à la lutte contre la haine.

"Nous ne laisserons pas les terroristes inspirés par l'État islamique gagner. Nous ne les laisserons pas diviser notre société, et nous surmonterons cette épreuve ensemble", a-t-il déclaré.

Durcissement de la législation

Face à cette tragédie, l'État de Nouvelle-Galles du Sud a annoncé lundi une nouvelle législation, qualifiée de "la plus stricte du pays". Elle limite la détention d'armes à feu à quatre par individu (contre dix auparavant pour certaines catégories comme les agriculteurs), interdit l'affichage de symboles terroristes et permet aux autorités d'interdire les manifestations pendant trois mois après un attentat.

Le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a également évoqué un durcissement des lois sur les discours de haine en 2026, notamment contre les slogans appelant à "mondialiser l'intifada".

Un vaste plan de rachat d'armes

Au niveau fédéral, Anthony Albanese a annoncé un ensemble de réformes sur la détention d'armes et les discours de haine, ainsi qu'une révision des services de police et de renseignement. Il aspire à lancer le plus grand rachat d'armes depuis 1996, après la tuerie de Port Arthur qui avait fait 35 morts.

"Il n'y a aucune raison pour qu'une personne vivant dans la banlieue de Sydney ait besoin d'autant d'armes à feu", a-t-il déclaré, faisant allusion aux six armes légalement détenues par l'un des assaillants.

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