Marine Le Pen prend la défense de Patrick Bruel face aux annulations de concerts
Ce vendredi 22 mai 2026, Marine Le Pen s’est exprimée sur le cas de Patrick Bruel, chanteur visé par quatre plaintes pour viol en France et une enquête pour agression sexuelle en Belgique. Interrogée sur BFMTV-RMC, la cheffe des députés du Rassemblement national a estimé qu’empêcher l’artiste de se produire en concert avant une décision de justice reviendrait à le condamner « à la mort professionnelle ».
Un principe fondamental de l’État de droit
« C’est condamner quelqu’un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la justice se soit prononcée », a déclaré Marine Le Pen. Selon elle, une telle mesure « rompt avec l’État de droit ». Elle a rappelé le principe de présomption d’innocence, selon lequel « tant que vous n’êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent ». Pour la triple candidate à l’Élysée, « les principes doivent être appliqués même quand ils vont à rebours de votre sentiment personnel, c’est ça la force d’un principe ».
Une position nuancée
Marine Le Pen a reconnu que « chacun peut avoir sa conscience personnelle, son intime conviction sur les faits ». Elle-même attend une décision judiciaire qui pourrait l’empêcher de se présenter une quatrième fois à la présidentielle. Tout en affirmant qu’elle « n’aime pas » le chanteur, elle a insisté sur l’importance d’appliquer les principes de manière égale : « Si vous appliquez le principe au bénéfice de vos propres amis mais pas au bénéfice de gens avec lesquels vous n’avez pas de point commun, alors vous n’avez plus de principes. »
Des accusations qu’elle juge choquantes
La responsable d’extrême droite s’est dite choquée par les accusations portées contre Patrick Bruel, qu’il réfute. Elle a fustigé « tous ces gens qui sont accusés de se comporter comme des porcs avec les femmes », qualifiant cela de « véritable honte ». Jeudi, Éric Zemmour, chef de Reconquête, avait déjà jugé « scandaleux » que le chanteur ne puisse pas « travailler jusqu’au bout ».
Une tournée sous pression
Patrick Bruel doit lancer sa tournée le 16 juin au Cirque d’Hiver à Paris, avant de se produire dans de nombreuses villes françaises, en Suisse et en Belgique. Plusieurs maires, dont ceux de Paris et Marseille, l’ont invité à renoncer à ses concerts en raison des plaintes. Trois concerts prévus en décembre au Québec ont déjà été annulés.



