Freeze Corleone condamné pour apologie du terrorisme à Nice
Freeze Corleone condamné pour apologie terrorisme

Le rappeur Freeze Corleone, de son vrai nom Issa Lorenzo Diakhaté, a été condamné ce mercredi 27 avril par le tribunal correctionnel de Nice à huit mois de prison avec sursis pour apologie du terrorisme. Le tribunal a estimé que plusieurs de ses chansons contenaient des propos faisant l'apologie d'actes terroristes.

Des paroles sous surveillance

L'affaire remonte à 2020, lorsque la plateforme YouTube avait retiré plusieurs clips du rappeur, dont « Shavkat » et « Freeze Ratchi », après des signalements. La justice s'était alors saisie du dossier. Les juges ont relevé que dans ces morceaux, Freeze Corleone faisait référence à des attentats et à des figures du terrorisme islamiste, glorifiant leurs actions.

Une peine assortie de sursis

Outre la peine de prison avec sursis, le rappeur devra verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), partie civile. Il devra également suivre un stage de citoyenneté et a interdiction de porter une arme pendant cinq ans. Freeze Corleone, qui n'était pas présent à l'audience, a annoncé son intention de faire appel.

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Réactions contrastées

Cette condamnation suscite des réactions contrastées. Ses avocats dénoncent une atteinte à la liberté d'expression et estiment que les paroles relèvent de l'art et de la fiction. De son côté, la Licra salue une décision « juste et nécessaire » pour lutter contre la propagation de discours haineux. Le parquet avait requis un an de prison ferme.

Freeze Corleone, figure controversée du rap français, avait déjà été critiqué pour des textes jugés antisémites et complotistes. Sa condamnation relance le débat sur les limites de la liberté d'expression dans le milieu artistique.

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