Trêve fragilisée au Liban
Sur le front libanais, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a ordonné à l’armée de frapper « avec force » le Hezbollah pro-iranien samedi soir, à la suite de ce que l’armée a qualifié de série de violations du cessez-le-feu. La trêve entre Israël et le Liban, dont une prolongation de trois semaines a été annoncée jeudi soir par Donald Trump après des discussions entre représentants israéliens et libanais à Washington, est donc mise à rude épreuve. Le ministère libanais de la Santé a fait état de six personnes tuées par des frappes israéliennes dans le sud du Liban. L’armée israélienne a pour sa part déclaré avoir « éliminé plus de 15 terroristes dans le sud du Liban » et a réitéré son avertissement aux habitants de ne pas retourner dans des dizaines de localités de la région.
Trump ne compte pas « renoncer à gagner la guerre en Iran »
Quelques heures après les tirs au dîner de l’Association des correspondants accrédités à la Maison-Blanche, où il a été évacué de la tribune, Donald Trump a assuré samedi soir que ces coups de feu ne le feraient pas « renoncer à gagner la guerre en Iran », même s’il pense que l’incident est sans rapport avec la crise internationale. « Je ne sais pas si cela avait quelque chose à voir avec ça, je ne pense vraiment pas, sur la base de ce que nous savons », a-t-il fait savoir. Quelques minutes plus tôt, il avait pourtant répondu « on ne sait jamais » comme on lui demandait s’il pensait que les tirs étaient liés à la guerre en Iran, qu’il a déclenchée le 28 février de concert avec Israël.
Points clés
- Israël frappe le Hezbollah au Liban, six morts côté libanais.
- Trump minimise le lien entre les tirs à Washington et la guerre en Iran.
- Le chef de la diplomatie iranienne attendu à Islamabad pour des discussions.


