Donald Trump a affirmé que les États-Unis signeraient ce dimanche 14 juin 2026 un accord avec l'Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial. Cependant, Téhéran ne confirme pas cette échéance et plusieurs points du compromis restent disputés.
Des divergences sur le calendrier et le contenu
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, a indiqué samedi s'attendre à une finalisation de l'accord dans les 24 heures, avec une signature électronique suivie de discussions techniques la semaine prochaine. De son côté, Donald Trump a assuré sur son réseau Truth Social que la signature était prévue pour dimanche, jour de son 80e anniversaire, et que le détroit d'Ormuz serait alors ouvert à tous. La diplomatie iranienne a évoqué un accord possible dans les prochains jours, sans valider le calendrier américain.
Les points de friction
Les négociations portent notamment sur la levée du blocus des ports iraniens, l'allègement des sanctions, la gestion du détroit d'Ormuz et le sort de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger. Le programme nucléaire reste le principal point de tension : Washington affirme que Téhéran renonce à l'arme atomique, tandis que l'Iran défend son droit à l'enrichissement d'uranium. Selon l'agence Mehr, une ébauche de protocole en 14 points remplirait plusieurs conditions iraniennes, dont le droit à l'enrichissement et le déblocage des fonds.
La question nucléaire et le Liban
Donald Trump a déclaré que les Iraniens ne veulent plus d'arme nucléaire et que les États-Unis récupéreront la poussière nucléaire pour la diluer et la détruire en Iran ou aux États-Unis. Le chef de la diplomatie iranienne a proposé une dilution en Iran des stocks d'uranium enrichi à 60 %, à un taux inférieur à 5 %, ce qui écarterait la menace d'un programme militaire. Concernant le Liban, un haut responsable américain a indiqué que ce pays était inclus dans l'accord, comme le réclamait Téhéran, malgré la volonté initiale de Washington de dissocier ce dossier.
Un contexte de guerre dévastateur
La guerre, déclenchée par des frappes américano-israéliennes le 28 février, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale. Depuis un cessez-le-feu le 8 avril, les négociations butent sur de nombreux obstacles. L'armée israélienne a indiqué avoir frappé plus de 70 sites liés au Hezbollah en 24 heures, tandis que les frappes israéliennes ont fait plus de 3 700 morts au Liban depuis mars.
Donald Trump, sous pression pour sortir d'un conflit impopulaire, devra aussi faire face aux critiques des grandes puissances au sommet du G7 en France cette semaine, certains pays n'ayant pas apprécié d'être mis devant le fait accompli de l'intervention militaire.



