Violences en Syrie : les minorités sous le feu
Depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad, les tensions intercommunautaires en Syrie n'ont cessé de croître. Si le nouveau gouvernement promet la liberté religieuse, les affrontements se multiplient. Cette semaine, la région de Soueïda, fief des Druzes, a été le théâtre de violents combats. Retour sur les minorités persécutées.
Les Druzes, nouvelles cibles des violences
Les Druzes, qui représentent plus de 3 % de la population syrienne, ont récemment été pris pour cible. Des Bédouins, puis l'armée syrienne, ont pénétré leur région de Soueïda, provoquant une centaine de morts en deux jours, selon RFI. Après des frappes israéliennes, un cessez-le-feu a été annoncé. Cette communauté, issue d'une branche dissidente de l'islam, ne pratique pas le prosélytisme, ce qui la rend méfiante envers les autres groupes.
Les Alaouites, de la domination à la persécution
Les Alaouites ont dirigé la Syrie pendant un demi-siècle via la dynastie Assad. Depuis la chute du dictateur, ils subissent des attaques en représailles. Auparavant, ils étaient déjà ciblés par les djihadistes, accusés d'être trop proches du régime. Leur lien avec les Assad les rend vulnérables, quel que soit le camp au pouvoir.
Les Kurdes, une minorité organisée mais menacée
Les Kurdes, représentant entre 8 et 15 % des Syriens, ont longtemps combattu le régime d'Assad et les djihadistes. Ils ont fondé les Forces démocratiques syriennes (FDS), un groupe armé majeur pendant la guerre civile. Malgré leur organisation, ils restent une cible privilégiée des violences.
Les Bédouins, anciens nomades sédentarisés
Les Bédouins, moins de 1 % de la population, ont été sédentarisés par le gouvernement syrien. Leur conflit récent avec les Druzes trouve son origine dans l'enlèvement d'un commerçant. Ces tensions illustrent la fragilité des équilibres intercommunautaires.
Les minorités syriennes, prises entre le régime déchu, les djihadistes et les nouveaux pouvoirs, continuent de payer un lourd tribut. La communauté internationale observe avec inquiétude ces violences qui menacent la stabilité du pays.



